• Le même jour, l’après-midi.

    Lucrèce attendait en dessous de l’horloge du Centre-ville de Lenzasen, un peu anxieuse et nerveuse. C’était à cet endroit qu’elle avait donné rendez-vous à Aurèle, une fois qu’il aurait fini de déclarer la naissance de Don à la mairie. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Au téléphone, il lui avait paru enjoué, pas spécialement contrarié, ni même…surpris. Mais maintenant qu’il était arrivé ici, la ville n’allait peut-être pas lui plaire. Et puis, comme ce matin, après le départ de sa marraine, elle se demandait si c’était vraiment une bonne idée de se lier avec lui. D’ailleurs, est-ce que lui avait envie de se lier avec elle ? Quelles affinités avaient-ils ensemble ? Elle était en plein doute et les pensées tournaient en boucle dans sa tête.

    Elle aurait bien aimé en parler avec Véra. Mais Lucrèce n’oubliait pas non plus la situation de son amie. Cela aurait été indélicat de sa part de lui faire part des ses doutes, alors que elle, elle n’avait pas eu le choix quant à son union. 

    Et puis, elle le vit soudain arriver vers elle, avec toujours ce léger sourire au coin des lèvres. Il avait légèrement changé : sa longue tignasse brune avait fait place à une coupe courte et  il avait maintenant une mâchoire imberbe et non plus son côté mal rasé. Ses vêtements aussi avaient changé. Aurèle avait troqué son éternel jean et tee-shirt contre une chemise et un pantalon classique. Ce n’était pas pour déplaire à Lucrèce. Elle le trouvait ainsi plus vieux et plus mâture.

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

     

    Mais quand il arriva plus près d’elle, elle s’aperçut alors qu’il n’était pas à son aise. Il avait la démarche raide et de temps en temps, il passait un doigt dans le col de sa chemise. Cela la réconforta un peu. Lui aussi devait douter. 

    Enfin, il s’arrêta devant elle et Lucrèce replongea avec délice dans ses grands et beaux yeux verts. 

    - Bella ! Me voici ! 

    Il lui adressa son plus beau sourire et elle sentit une petite contraction familière au creux de son ventre. Elle se morigéna. Allons, ce n’était pas le moment de penser à la bagatelle. 

    - Bonjour Aurèle. Tout s’est bien passé à la mairie ? 

    - Oui. Pas de problème… Hmm, j’ai rajouté le prénom de mon père après le tien. Cela donne Donatello Armand Ernesto Lothario. J’espère que cela ne te dérange pas.

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    - Ho ! Non ! Non, bien sûr…. Heu… 

    Lucrèce ne savait plus comment renouer la conversation avec Aurèle. Que c’était délicat ! Alors que l’été dernier, tout était si simple. La jeune femme enfonça un instant ses mains dans les poches de son jean en serrant les poings puis se reprit. Aurèle, lui, regardait les alentours, curieux et fasciné par la ville qu’il avait sous les yeux. Puis il reporta son attention sur Lucrèce avec un air interrogatif. 

    - Dis donc, c’est grand ici. Je ne pensais pas que c’était comme cela. Je m’attendais plus à un gros bourg. Mais toute la ville est aux Enfants de Gaïa ? 

    - Hmmm… Non, pas tout. Mais la ville a une majorité d’Enfants et les autres sont des sympathisants. Je pourrai t’expliquer si tu veux… Avant, j’aurais quelque chose à te montrer, si tu le veux bien ? 

    - Oui, bien sûr. 

    - Et ensuite on ira voir Don… Ton fils.

    - Ah ! Ah, oui, oui, bien sûr… 

    Aurèle semblait avoir oublié un instant ce pourquoi il était là. Mais il se reprit rapidement. Et il suivit Lucrèce qui d’un signe de tête lui indiqua le chemin. Un pâté de maison plus loin, ils étaient arrivés à l’endroit que la jeune femme voulait lui faire voir. Elle s’était arrêtée devant une grande maison à colombage, plutôt cossue et bourgeoise. Une maison où on sentait que bien des générations avaient vécu entre ses murs.

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Aurèle jeta un regard interrogatif à Lucrèce. Elle eut un sourire nostalgique.

    - Tu te trouves devant la maison qui fut celle de mes parents… Et qui va devenir la nôtre.

    - C’est… grand ! Mais tu n’habites pas chez ton parrain, normalement ?

    - Si. Mais maintenant que j’ai un enfant a élevé… et heu… que je vais avoir une vie maritale… Enfin, si tu es toujours d’accord Aurèle pour partager ma vie ? 

    - Oui… Oui ! Je sais prendre mes responsabilités. Ne t’inquiète pas, Lucrèce. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Lucrèce ne put s’empêcher de grimacer intérieurement. On en était donc arrivé là ? Plus de petits mots doux, de gestes tendres et de caresses ? Une « responsabilité », elle n’était que cela pour lui maintenant ? Cela commençait bien tout cela. La jeune femme inspira un grand coup, repoussant à l’arrière-plan de sa pensée la rancœur qui menaçait de l’étreindre. 

    - Ho, je ne m’inquiètes pas… Donc, je disais que nous allons habiter ici, une fois que tu seras définitivement installé à Lenzasen. Gunther commence à vieillir. Il n’a pas besoin d’être dérangé par plein de bruits. Car il a besoin de calme pour son travail. C’est notre Archiviste des Convents.

    - Ah  bon ? A Padoue, c’est Vésuvio qui devait s’occuper de tout cela je crois. Enfin, je ne m’en suis guère occupé. 

    - Pourtant c’est important de garder une mémoire, une trace de ce qui s’est passé. Une trace de ce que nous sommes.

    - Mmmouais… Si tu le dis… Padoue n’est pas au même rang que Lenzasen là-dessus. Nous ne sommes qu’un Convent moribond et nous essayons de survivre tant bien que mal. Et de toute façon, qu’y a-t-il à raconter vu le peu de membres que nous sommes et que c’est maintenant la fin du Convent ? 

    - Hmmm, il y a toujours quelque chose à raconter…. Enfin, veux-tu entrer dans la maison ? 

    - Si tu veux. 

    Le jeune homme haussa les épaules, l’air indifférent et Lucrèce fit de nouveau la moue. Mais elle s’attendait à quoi ? Il n’allait pas lui sauter au cou non plus. N’empêche qu’elle s’était quand même attendue à un peu plus d’enthousiasme de sa part. 

    Elle se tourna vers la porte et fit glisser la clé dans la serrure et ouvrit. Elle poussa un bref soupir et se força à pénétré dans la demeure.

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

     

    Douze ans qu’elle n’avait pas remis les pieds ici. Depuis la mort de ses parents. Et pourtant, elle passait devant tous les jours. Maintenant il allait falloir y vivre.

    Lucrèce resta un instant les yeux fermés puis les rouvrit. Elle eut un mouvement de surprise. Tout était propre. Pas de traces d’araignées, pas de poussière ni de tapisserie déchirée. Quelqu’un venait donc faire le ménage. Mais qui ? Et elle sut tout de suite. Viviane. Viviane sa marraine. Mais elle avait été aussi la meilleure amie, la confidente d’Anna, sa maman. Elle eut une pensée de gratitude pour Viviane. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Elle jeta un regard en biais à Aurèle qui observait la pièce avec de grands yeux émerveillés. 

    - Eh bien ! C’est cossu ici ! En tout cas, elle a l’air bien ancienne cette maison, non ? 

    - Oui, en effet. Elle a appartenu à ma mère et avant cela à mes grands-parents. Je crois qu’on peut remonter au moins jusqu’à quatre génération avant ma mère. C’est la demeure maternelle des Wolf, une lignée presque aussi vieille que celle de ma marraine… Pardon, je t’ennuie avec tous ces détails. Viens, je vais te faire voir mes parents. 

    D’un signe de tête, Lucrèce l’emmena dans le salon familial. Tout était bien rangé, sans la moindre poussière ni désordre, comme si la pièce attendait en retenant sa respiration que les maîtres des lieux reviennent. La jeune fille s’arrêta devant le canapé où au-dessus trônait le portrait d’un homme et d’une femme, tous deux bruns et jeunes, le regard résolu. Aurèle jeta un bref coup d’œil à la photo puis à Lucrèce puis reporta de nouveau son regard sur le portrait. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    - Voici donc mes parents, Armand et Anna Steiner. Cette photographie a été prise quelques mois avant qu’ils ne s’envolent pour l’Afrique… C’est tout ce qu’il me reste d’eux. 

    - Ils avaient l’air d’être des personnes bien agréables et sympathiques. 

    - Je suppose. Je n’avais que cinq ans quand ils sont morts. Je n’ai guère de souvenir d’eux, à part quelques flashes. C’est un peu un crève-cœur, mais c’est ainsi. 

    - En tout cas tu leur ressemble beaucoup. Ils étaient vétérinaires tous les deux ? 

    - Oui. C’était assez facile car leurs affinités étaient en lien avec les animaux. Ce métier leur allait donc parfaitement. La lignée des Wolf et des Steiner est réputée pour ses éleveurs et dresseurs d’animaux. Si je me souviens bien, je crois même qu'au Moyen-âge, un de nos ancêtres était Maître Fauconnier pour un seigneur des environs. Cette affinité particulière remonte donc à très loin…  Et ,moi aussi, je vais devenir vétérinaire.

    -… Heu, pardon ? 

    Aurèle haussa un sourcil perplexe. Le jeune homme n’avait jamais pensé que Lucrèce poursuivrait ses études après la naissance de leur fils. Pour lui, cela allait de soi qu’elle allait rester à la maison et s’occuper de Don. Mais devant l’air de défi que lui lançait Lucrèce, il comprit que cela ne se passerait pas comme cela. 

    - Assieds-toi donc. Je vais t’expliquer. 

    Ainsi fut fait. 

    - Le mois prochain je passe le concours d'admission pour l'école vétérinaire de Strasbourg. Si je le réussis, en septembre , j'entrerais donc dans cette école. Pour suivre des études qui vont durer au minimum 4 ans. 

    - Mais... Et Don ? Qui va s'en occuper ? 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    - Eh bien... Toi ? Tu as bien dis que tu venais t'installer ici, non ? 

    - Mais... heu... Je ne sais pas m'occuper d'un enfant, c'est plutôt aux mè...

    - STOP ! Je t'arrêtes tout de suite. Don est également ton fils. Tu peux t'en occuper. Ce n'est pas parce que je suis sa mère que j'ai été livrée avec le mode d'emploi. Je n'en sais pas plus que toi sur la façon de s'occuper d'un bébé. 

    - Mais... Lucrèce...

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    - Je ne renoncerais pas à ce métier, Aurèle. Et même si je ne réussis pas à entrer dans cette école.  je ferais autre chose, en lien avec les animaux. J'en ai besoin, c'est dans mes veines, dans mon sang. Tu comprends ?

    - Je... 

    Aurèle se mordit la lèvre et retint des paroles qu'il savait, fâcheraient Lucrèce. Ce n'était plus la jeune lycéenne toute douce qu'il avait connue l'été dernier, mais une femme déterminée. L'espace d'un instant elle lui rappela sa mère.  Sa mère qui avait toujours été résolue dans tout ce qu'elle faisait. Même de choisir sa propre mort. Il chassa aussitôt cette pensée de son esprit. Ce n'était vraiment pas le moment de penser à cela. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Il évalua rapidement les avantages et les inconvénients de la situation que lui présentait Lucrèce. Alors, certes, elle n'était pas aussi docile qu'il l'avait imaginé. Mais en contrepartie, il aurait un foyer et de nouvelles perspectives d'avenir. Et surtout, il trouverait enfin une quiétude d'esprit qu'il n'avait plus depuis longtemps à Padoue. Tout cela valait bien quelques sacrifices, tel que son union avec Lucrèce. Il savait qu'il n'avait pas vraiment de sentiments pour elle. Mais il savait également qu'entre eux deux, il y avait une forte attirance physique. Cela ne pouvait que faciliter leur vie de couple. 

    - Je... Oui, je comprends Lucrèce. Je vais tout faire pour être un bon mari et.. un bon père pour Don.

    - Ho, Aurèle ! Merci !

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Lucrèce se leva et le serra entre ses bras. Le jeune homme sentit aussitôt une pointe de désir l'envahir. Il enfouit son nez dans ses cheveux, respirant la douce odeur qui lui rappelait tellement de soirées câlines de l'été dernier. Lucrèce se dégagea, un sourire mutin sur le visage. 

    - Au fait, Macha Goetz, notre Grande-Maître, veut que nous ayons également une fille.

    - Heu... Cela peut peut-être attendre un peu, non ?

    Pour toute réponse, Lucrèce eut un rire en cascade. 

    - Ah, c'est clair. Je viens tout juste d'accoucher. Je n'ai vraiment pas envie de remettre cela tout de suite.... Bon, est-ce que tu veux visiter le reste de la maison ou est-ce que tu veux aller voir Don ? 

    -... Je n'ai pas beaucoup de temps, Lucrèce. Il faut que je repartes en Italie ce soir. Non, je préfère aller voir Don. J'aurais tout le temps de mieux connaître la maison une fois installé ici. 

    Lucrèce hocha la tête. Elle jeta un dernier regard à la pièce, un peu plus sereine qu'à l'arrivée et un léger sourire naquit sur ses lèvres. La maison allait de nouveau être habitée et bientôt des rires et des pas d'enfants y résonneraient. 

    Dès qu'il vit Don, Aurèle fut sous le charme et se retrouva gaga de son fils. De plus, il retrouvait dans le regard de son enfant le regard de sa mère. C'était un cadeau on ne peut plus précieux pour lui. Il fit un dernier câlin à Don puis il se retourna vers Lucrèce et Gunther, qui se tenait en retrait. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    - Lucrèce... Je vais y aller. Je vais avoir pas mal de démarches à faire avec mon père avant de venir m'installer ici, mais je pense que nous pourrons être là mi-juillet. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Lucrèce hocha la tête, hésita un instant puis l'enlaça. Mais ils ne s'embrassèrent pas sur les lèvres. Leur relation avait du mal à redémarrer, ou du moins, à prendre une nouvelle tournure. La jeune femme espérait que le temps faciliterait les choses.

    Gunther serra la main du jeune homme en le regardant droit dans les yeux.

    - Ne t'inquiètes pas pour ton avenir, Aurèle. Tu vas être bien accueilli ici. Toi et ton père vous pourrez travailler dans les vergers de notre communauté. J'en ai parlé à Viviane qui dirige notre exploitation agricole.

    - Ho ! ... Heu, merci à vous.

    Un dernier regard, un dernier au revoir et il était parti. Lucrèce vint s'asseoir dans le canapé, un peu décontenancée malgré tout par son avenir. Gunther vint la rejoindre et lui sourit gentiment.

    - Lucrèce, tu sais que tu peux toujours changer d'avis. Rien ne t'oblige à t'unir à ce jeune homme.

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Elle regarda un instant son parrain sans rien dire puis secoua la tête.

    - Non. Cela va aller, Gunther, ne t'inquiètes pas.

    Mais au fond d'elle, il y avait toujours cette pensée tenace qui lui disait qu'elle faisait la plus grosse erreur de sa vie. 

     

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates


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  • Mardi

    Un autre jour à se lever. L'humeur de Macha, malgré le fait d'avoir dormi dans un lit, ne s'est pas beaucoup améliorée. Et c'est tout seul sur son banc que Gunther prend son "petit-déjeuner". 

    Jour 3 et jour 4

    Autre jour pour trouver du travail. Mais aujourd'hui, un petit sourire s'installe sur son visage. Car il a réussi à avoir un job pour trois jours en tant qu'auteur freelance pour un magazine. Oui, il est heureux Gunther car il a toujours apprécié d'écrire. Il se retrouve donc en terrain connu. (et j'aime bien sa bouille sur son image. Il est quand même plutôt mignon ce garçon. Il me rappelle un béguin du collège... Ahem. Reprenons..).

    Jour 3 et jour 4

    Quand à Macha, elle a reçu un appel de Caterina qui souhaitait passer un peu de temps avec elle. Macha est un peu surprise mais elle accepte quand même. Il faut dire qu'elle se sent un peu seul et elle a besoin de vider son sac. 

    Jour 3 et jour 4

    Catarina l'écoute d'une oreille attentive et bienveillante. Elle abonde même dans son sens quand Macha déclare que Gunther a eu une conduite inqualifiable avec elle en l'emmenant ici. 

    Jour 3 et jour 4

    Macha, finalement, ne voit pas le temps passer avec elle. Et pendant que Gunther sue sang et eau pour arriver à finir un article sur les univers parallèles du Chat de Schrödinger, Macha, elle, s'amuse à chercher des constellations avec Catarina .

    Jour 3 et jour 4

    Mais il faut bien se quitter un jour. Catarina l'enlace amicalement et lui glisse dans le même mouvement une petite enveloppe dans sa poche. Macha est interloquée. Catarina s'explique. 

    Jour 3 et jour 4

    - Ici, quand une personne accepte de passer du temps amicalement avec une autre personne, on le paye. Car pendant ce temps-là, il n'a pas pu travailler.

    - Mais... J'étais en repos. Et j'ai fait ça parce que cela me faisait plaisir. 

    - Oui, mais tu aurais pu prendre ce temps pour faire autre chose. Merci à toi Macha et au plaisir de te revoir. 

    Macha hausse les épaules. Après tout, si c'est ainsi, autant en profiter. Et en attendant que Gunter finisse son travail, elle s'autorisa une petite sieste sur le canapé. 

    Jour 3 et jour 4

    Le retour au terrain fut difficile pour Gunther qui n'en pouvait plus. Mais il retrouva Macha qui avait un grand sourire sur le visage. 

    Jour 3 et jour 4

    - J'ai une petite surprise pour toi Gunther. J'ai  eu de l'argent pour avoir tenu compagnie à Catarina Lynx. J'ai pu acheter un second lit !

    Jour 3 et jour 4

    - Ho ! Merci !

    Autant dire que cette nuit-là, nos deux compères purent enfin dormir du sommeil du juste ! 

    Jour 3 et jour 4

     

    ******************

     Gunther : Auteur freelance pour 3 jours : mardi, mercredi et jeudi. 

    Evènement : 29 - Je suis ton meilleur ami - REUSSI .

    Budget du foyer : 756 simflouzes. 

     

     

    Mecredi 

    Au réveil, Macha était toujours de bonne humeur. Et quand elle regarda l'état de leur compte en banque, elle fut encore plus de bonne humeur. Elle se permit même une petite fantaisie, elle qui était pourtant de caractère asse rigide. Il faut croire que cet univers parallèle la changeait quelque peu. 

    Jour 3 et jour 4

    C'est Gunther qui était quelque peu surpris de ce changement de vêtements. Lui qui l'avait toujours connu avec des habits assez... couvrants. 

    Jour 3 et jour 4

    - Cela n'a pas l'air d'aller Gunther ? 

    - ... Un article assez difficile à écrire. Cela me fatigue énormément.

    - Ho ! Bon, je vais nous faire une salade de fruit. Cela ira mieux ensuite le ventre plein. 

    Et ainsi fut donc fait. Il faut croire que ce nouveau vêtement lui donnait plus de confiance en elle, car elle réussit à merveille sa salade de fruits.

    Jour 3 et jour 4

    Gunther la félicita amplement. 

    - C'est bizarre. Je trouve que tu as l'air plus à l'aise que hier. 

    - Mmmm... Peut-être parce que je commence à me faire à ce monde. Je vais considérer que c'est des vacances. Des vacances un peu onéreuses, certes. Mais c'est des vacances quand même. Finalement, ce n'est peut-être pas une si mauvaise idée que tu as eu.

    Jour 3 et jour 4

    Gunther rit un peu jaune. Il espérait que l'humeur de Macha serait toujours aussi conciliante, même si leur compte en banque baissait.. 

    Et puis chacun partit à ses obligations. Gunther à l'écriture de son article et Macha à son travail dans la restauration. Mais le soir, au retour sur le terrain, Gunther avait une mauvaise nouvelle à annoncer à Macha : il avait oublié de prendre un ticket de bus et s'était vu infligé une amende. Cela grévait fortement leur budget. La réponse de Macha ne fut pas celle qu'il attendait : 

    - Ce n'est pas grave Gunther ! J'ai touché une promotion à mon travail. On a donc encore de l'argent.

    Jour 3 et jour 4

    - Heu... tu ne m'en veux pas ? 

    - Eh bien, non. Parce que j'ai acheté aussitôt des produits de première nécessité pour notre "campement".  

    En effet, il y avait maintenant des toilettes et une douche. Bon, pour la pudeur par contre, on repassera he

    Jour 3 et jour 4

    Gunther en mangeant silencieusement ce soir-là se demandait ce qui arrivait à Macha pour être d'aussi bonne humeur. Il la regarda dans ses grands yeux bleus et espéra qu'elle éprouvait enfin un peu d'affection à son égard... 

    Jour 3 et jour 4

     

    ******************

    Chance : 16 - Je croyais que c'était limité à 80... - Déduire 200 simflouzes du foyer

    Budget du foyer : 77  simflouzes. (j'avais pu achete les toilettes et la douche avant^^). 

     A suivre... 

     

    (Pour le jour 5 et l'évènement 22 - Woohoo, il faudra attendre mon retour de vacances intello)


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  • Lundi

    Quand Macha se réveilla le lendemain, elle se rendit compte que le cauchemar était bien réel. Elle était toujours coincée dans ce monde. C'est d'humeur morose qu'elle se dirigea vers l'espace public de restauration. Il faut dire aussi que le fait de dormir sur un banc ne l'avait pas spécialement reposée. Elle rêvassait devant le grill à son gros lit douillet rempli de coussins. 

    Jour 2

    C'est pourquoi quand elle appris que Gunther avait gaspillé inutilement l'argent du foyer pour la réservation du restaurant où ils n'avaient pas mangé, elle vit rouge.

    - Mais tu n'es qu'un sot, Gunther !!! Non content de m'emmener ici alors que je ne t'avais rien demandé, voilà maintenant que tu dépense nos ressources sans compter !

    - Mais Macha... 

    Jour 2

    - Suffit ! Je ne veux plus t'entendre ! J'espère que tu vas travailler assez aujourd'hui pour renflouer notre compte. Je veux un lit ce soir Gunther. Et je te reparlerai peut-être... 

    Et Macha se releva et lui tourna le dos. Elle regarda l'heure à son téléphone, ne voulant pas être en retard pour son premier jour de travail. Bon, c'est vrai que sa réaction était un peu disproportionnée. Mais elle avait mal dormi. Et Macha est toujours de mauvais poil quand elle dort mal.

    Jour 2

    Pour Gunther, c'était dur d'entendre des paroles aussi rudes de la part de Macha. Et les larmes ne tardèrent pas à couler sur son visage.

    Jour 2

    - Snif, snif... C'était vraiment une très mauvaise idée. Je suis désespéré. Elle ne va jamais m'aimer, c'est sûr !

    Et Gunther, malgré tout, se leva de table et partit prospecter dans les environs afin de pouvoir ramener le plus d'argent possible le soir venu. 

    Jour 2

    Quand à Macha, ayant encore du temps à perdre, elle se décida à aller dans la salle de sport. La salle était gratuite et en plus il y avait des douches et des toilettes à disposition ! Le bonheur ! Bon, par contre, elle avait beau avoir 20 ans et être dans la pleine jeunesse, quand on ne fait jamais d'activité physique, cela se sent rapidement ! he

    Jour 2

    Elle eut quand même un petit bonheur à l'espace de restauration communautaire : une personne bienveillante avait laissé un plat tout chaud de pommes de terre. C'était toujours ça de pris et rien à payer. 

     Macha fit même la connaissance d'une personne qui s'invita à sa table. Une certaine Catharina Lynx qui s'enticha d'elle et se mit à lui raconter sa vie. Bon, elle était gentille, hein, mais elles n'avaient pas grand chose en commun. 

    Jour 2

    Et puis, ce fut l'heure d'aller au travail. Macha était désespérée.

    Jour 2

    - Bon sang !  Je ne vais jamais y arriver. C'est horrible ! Je ne sais pas cuisiner... 

    ...

    Le soir venu, Gunther après avoir prospecté toute la journée et revendu tout ce qu'il avait en stock, s'assit enfin sur un banc et regarda l'état de leur compte en banque... 

    Jour 2

    - Mmmmh, Mmoui, cela peut le faire... J'espère qu'elle sera contente... 

    Macha revint très tard du travail. Elle était lessivée. Tellement lessivée qu'elle s'écroula d'un coup sur le trottoir. 

    Jour 2

    Mais heureusement, le saint-graal l'attendait sur le terrain. Gunther lui avait trouvé un lit. Bon, c'était un lit de camp, pas le grand luxe. Mais c'était quand même mieux que le banc de pierre. Macha ne bouda pas son bonheur.

    Jour 2

    Et Gunther ? Gunther n'avait pas de lit, car il n'y avait pas assez de fonds pour en acheter un deuxième. Il trouva une solution un peu plus... piquante... 

    Jour 2

    A suivre... 

     

    *************

    Gunther est toujours chercheur de trésors. Demain, il devra tirer une autre carrière. 

    Macha a commencé son premier jour dans la carrière culinaire. Mardi c'est jour de repos. Elle recommencera mercredi

    Tirage Chance : 27 - Taxe d'habitation. Etant donné que le terrain coûte moins de 10 000 simflouzes, il n' y a rien à retiré! 

    Compte du foyer : 168 simflouzes

     


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  • Le matin, dans un monde chaud et indéterminé.. 

    - Mais qu'est-ce que tu as fait Gunther ?!!!!

    - Heu... Je pensais qu'on avait besoin de vacances tous les deux (même pas en rêve que je lui dis que je voulais la séduire... )

    Jour 1

    - Mais qu'est-ce qui te dit que je voulais des vacances, moi ? ... Bon, qui t'as aidé à nous amener ici ? 

    - ... Ulrike... 

    - Ulrike... Evidemment... Et donc, on a rien : pas de maisons, de sanitaires ou que ce soit. Nous avons de l'argent au moins ? 

    - ... 100 euros.

    - ... Merveilleux... Eh bien, mon petit, nos "vacances" on va les passer à travailler si on veut avoir au moins un toit sur notre tête. Ce qu'il y a de bien c'est que ce monde est à peu près civilisé. Nous avons encore nos téléphones... Bien... qu'est-ce qu'il y a comme travail à prendre ici ? 

    Jour 1

     

    Quelques heures nous retrouvions Gunther en train de casser quelques cailloux pour trouver des minéraux. Il avait réussi à trouver un petit job pour deux jours en tant que chasseur de trésor. Mais le cœur n'y était pas.. 

    - Je savais bien que ce n'était pas une bonne idée. Macha va me détester après ça. Allez, je n'ai que 24 jours à tenir. Cela va bien se passer... 

    Jour 1

    De son côté, Macha était en train de préparer un repas dans l'agence dédiée aux intérimaires de ce monde. Elle s'exerçait également pour son futur travail. Elle avait trouvé un poste pour deux jours chez un restaurateur.

    Jour 1

    - Dans la restauration, moi ! Je n'y aurai jamais cru. Comment vais-je arriver à me débrouiller pendant deux jours ? Bon sang, je sais à peine faire cuire des pâtes.. Allez, je n'ai que 24 jours à tenir. Cela va bien se passer... 

     

    Nos deux compères se retrouvèrent à midi pour mange la salade qu'avait préparé Macha. Gunther fit une légère grimace en avalant une feuille de salade un peu trop assaisonnée mais ne dit rien. Ce n'était certainement pas le moment de contrarier Macha. 

    Jour 1

    Pourtant, il eu quand même une idée pour essayer d'amadouer la demoiselle. En prospectant dans le coin, il avait vu un restaurant assez haut de gamme qui proposait des plats bien attractifs. Il s'était même approché et avait vu à travers la vitre des petits coins assez intime. Idéal pour commencer une entreprise de séduction. 

    Il se lança donc.

    - Dis-moi, Macha, j'ai réussi à avoir un peu d'argent avec ce que j'ai trouvé. Cela te dirait que nous soufflions un peu ce soir dans un restaurant que j'ai vu pas très loin ? Ils ont de la très bonne nourriture et en plus on sera à l'abri. 

    Jour 1

    Mais la réaction ne fut pas celle escomptée... 

    - Non mais cela ne va pas Gunther ? Tu ne vas pas dépenser le peu d'argent que nous réussissons à voir pour des futilités ? Moi, ce que je veux, c'est un lit. UN. L.I.T ! Et puis le restaurant dont tu parles c'est celui où je vais travailler demain, alors non merci !!! 

    Jour 1

    Et Macha repartit vers la biblbiothèque en fulminant. Gunther se retrouva tout penaud et meurtri. Cela allait être bien plus difficile qu'il ne le pensait de conquérir le cœur de la Grande-Maître.. 

    Le soir arriva et il n'y eut pas assez d'argent récolté pour avoir un lit comme l'aurez voulu Macha. Et ce fut donc sur un banc qu'ils passèrent tous les deux la nuit. Séparés évidemment.

    Jour 1

    Jour 1

    Gunther voyait s'éloigner de plus en plus l'image d'une Macha venant l'embrasser tendrement et amoureusement... 

    Jour 1

    En plus, demain, il allait falloir lui dire qu'il avait payé le restaurant d'avance, entamant fortement leur petit pécule.... 

     

    ********************

    Donc, pour le jour 1, j'avais tiré : 

    Gunther : 18  - chasseurs de trésor - 2 jours.

    Macha : 2 - carrière culinaire - 2 jours

    Evènement : 14 - Saint-Valentin intello  - RATE - Je devrais donc payer le lendemain 150 simflouzes

     Argent du foyer : 89 simflouzes... (je leur ai acheté un buisson-soulagement de vessie et une glacière). 

     

    Sinon, pour la petite histoire, mes deux sims étaient épris et mariés l'un à l'autre quand ils sont arrivés dans ce défi. Je me suis dit que cela serait un peu trop facile quand même. Je les ai donc fait divorcés.... Je crois que je vais me mordre les doigts de cette action cry


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  • Gunther est amoureux de Macha. Depuis toujours ou presque (en gros vers ses 6 ans... ).

    Mise en situation

    Mais la Dame au teint d’albâtre n'a jamais été plus loin dans l'affection qu'un simple bisou sur la joue. 

    Gunther aimerait bien que cela change et il en parle donc à Ulrike, esprit un brin farceur s'il en est qui lui propose une petite idée de sa conception...:

    Mise en situation

    Donc, l'idée c'est de l'envoyer dans un monde parallèle, rajeuni, afin d'avoir le temps de conquérir le cœur de  sa dulcinée.

    - Mais heu... tu es sûre de ce que tu fais ? 

    Mise en situation

    - Oui, oui, mais rappelle-toi " lui dit Ulrike telle une marraine la fée providentielle, "tu n'as que 24 jours pour arriver à tes fins. Passer ce délai, vous revenez ici manu militari et Macha aura tout oublié de ce séjour. Tout sauf l'amour qu'elle éprouvera pour toi... "

    Ce qu'Ulrike a oublié de lui préciser, tête de linotte qu'elle était, c'est que dans ce monde parallèle, les temps étaient durs, et de bourgeois cossus, Macha et Gunther se retrouvaient sans rien du tout : ni maison, ni fortune, ni travail. 

    Mise en situation

    On ne peut pas dire que cette histoire commençait sous de bons auspices... 

    ******************************

    Et voilà ! Je me lance moi aussi dans le Défi de la Crise Financière créée par Uxirdenq he . Je ne sais pas si mes deux cobayes vont apprécier l'expérience et si Gunther va avoir gain de cause à la fin du défi... 

     

    Tirage du foyer : 

    7 - 100 Simflouzes. 


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