• Le voyage des cendres

    Le voyage des cendres

     

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    Alors qu'elle était en train de fermer sa petite boutique de ramens, Hanari eut la visite de ses frères. Ceux-ci souhaitaient lui parler d'une affaire importante. Elle se doutait, en voyant leur mine, que cela n'allait pas lui plaire. Ils décidèrent de s'installer pour discuter dans la maison familiale qui se trouvait à quelques pâtés de maison de là.

    Le voyage des cendres

    Une fois installés autour de la table et le thé servit, Shisuki, le frère aîné, vint assez vite au vif du sujet. Leur grand-père venait de mourir et son corps avait été brûlé comme le voulait le rite bouddhiste. Mais le vieil homme avait eu quelques volontés quant à ses cendres : il souhaitait qu'elles soient enterrées dans le cimetière bouddhiste de Koyasan, là ou il y avait un très grand sanctuaire. Soit à plus de quatre heures de trajet. Les deux frères avaient déjà décidé que cela serait leur sœur qui effectuerait le voyage. La jeune femme s'insurgea aussitôt.

    Le voyage des cendres

     - Mais enfin, je ne peux pas ! J'ai ma boutique de ramen à tenir. Je ne peux pas la laisser fermer comme cela de but en blanc. C'est difficile de se faire une place en ville, vous savez. J'arrive tout juste maintenant à sortir la tête hors de l'eau. Et puis moi, contrairement à vous, je n'ai que ma boutique pour vivre. Je n'ai pas la fortune d'une belle-famille pour compenser.

     Mais son frère Shisuki vint contrer ses réticences et ses arguments.

     - Ne t’inquiète pas pour ça. Le fils de Riuji, Kenishi, tiendra ta boutique le temps de ton absence. Il vient de finir son apprentissage en hôtellerie. Alors, je pense qu'il s'en sortira très bien. Et puis, nous mêmes sommes trop occupés dans nos entreprises respectives pour pouvoir s'absenter une journée, ainsi que dans nos obligations familiales. Toi, tu es libre de tout cela. Nous avons trouvé une solution pour ta boutique et tu n'as pas de famille à t'occuper. C'est donc à toi que cette tâche revient.

     Hanari baissa la tête. Evidemment, on en revenait toujours là. Bien qu'elle ait sa petite boutique qui la faisait vivre au quotidien, elle n'avait pas d'autres obligations dans sa vie. Hanari Murasaki, femme de 30 ans et célibataire. Et elle savait que cela ne changerait guère. Elle n'était pas ce qu'on pouvait appeler une beauté, elle avait un visage plutôt maigre et ingrat et sa silhouette n'était guère féminine. Et, qui plus est, elle boitait. Ajouté à cela un caractère taciturne et réservé, cela n'avait guère facilité les rencontres masculines.

    Pourtant, elle était fière de son travail et d'être une femme indépendante. Même si cela allait souvent de pair avec beaucoup de sacrifices dans sa vie quotidienne.

    Le voyage des cendres

     Hanari regarda ses deux frères. Leur posture rigide indiquait qu'ils seraient inflexibles sur leur décision. Elle eut un bref soupir. Il lui fallait donc céder. Une bouffée de haine l'envahit brièvement. Mais cela ne dura guère. Elle savait déjà qu'elle allait y aller. Le poids de la tradition et des conventions pesaient fortement sur ses épaules. Pourtant, elle aurait bien aimé s'en affranchir. Hélas, cela ne serait pas pour cette fois-ci.

    - Très bien. Je vais y aller. Quand dois-je partir ?

    - Demain matin. Nous t'avons réservé un billet de train à partir de la gare centrale d'Osaka. Tu devrais ne pas arriver trop tard en fin de matinée. Il te faudra ensuite monter jusqu'au sanctuaire pour déposer les cendres. Je sais que cela va être un peu dur pour toi avec ta jambe. Mais considères cela comme un défi. Et puis tu ne peux pas déshonorer la famille Murasaki, n'est-ce pas ?

    - Non...

    - Ah oui, une dernière chose : remets-nous les clés de ta boutique avant de partir. Kenishi pourra ainsi ouvrir ta boutique demain. Nous les remettrons ensuite dans ta boite aux lettres demain soir.

     Ainsi fut fait. Et avant de sortir de la maison, Shisuki lui remit l'urne contenant les cendres, enveloppée dans un sac blanc pour le transport. Pour l'instant, elle ne les trouvait pas lourdes, mais cela changerait sûrement quand elle aurait gravit une centaine de marches. Elle eut encore un bref soupir puis elle salua d'un hochement de tête ses deux frères.

    Elle traîna volontairement avant de retourner dans son studio et retrouver sa solitude et sa tristesse. Que n'aurait-elle donné, pour avoir comme ses frères, une famille qui l'attendait en rentrant chez elle. Mais voilà. Il n'y avait personne chez elle. Juste ses livres, rempart contre la réalité et piètres réconforts aux nuits froides.

     Pourtant, une fois qu'elle fut revenue dans son petit foyer, ce ne fut pas la tristesse qui l'étreint mais la nostalgie. Car en posant l'urne de son grand-père, elle repensa à ses années d'enfance. Ses années ensoleillées. Leur grand-père, les gardait, elle et ses frères, pendant les mois d'été. Bien sûr, à l'époque, il était dans la force de l'âge. Elle avait adoré les après-midi qu'ils passaient au bord de la rivière, à essayer de pêcher ou tout simplement à lézarder à l'ombre des arbres. Son grand-père, c'était un grand sourire, des gestes empreints de douceurs et un humour qui faisait oublier à la petite fille ses chagrins. ... Qu'il était donc loin ce temps où tout était si simple et si joyeux....

    Le voyage des cendres

    Elle posa un dernier regard sur l'urne, se détourna et alla préparer ses affaires pour le lendemain.

     Hanari se réveilla à l'aube, la tête embrumée. Le sommeil avait été difficile, ponctué de rêves bizarres. Elle prit son petit déjeuner puis s'occupa de ranger ses affaires et l'urne dans son sac à dos. Et elle partit. Le chemin n'était bien long jusqu'à la gare. Celle-ci se trouvait à une dizaine de minutes de chez elle.

     Mais une fois arrivée sur le quai et en regardant son billet, elle eut un bref juron. Ses frères s'étaient trompés dans l'heure du billet : elle ne partait pas en début, mais en toute fin de matinée. Et cela changeait grandement son voyage. Elle arriverait dans l'après-midi au sanctuaire et elle ne savait pas si elle aurait assez de temps pour y monter. Et il était hors de question qu'elle prenne un hôtel là-bas. Ils étaient trop chers et elle n'avait franchement pas envie de dépenser ses économies pour cela. Elle se mordit les lèvres, indécise. Devait-elle changer son billet maintenant ou prendre quand même celui marqué sur le ticket ? Elle avait assez d'argent sur elle pour le faire. Mais en même temps, ce petit pécule devait servir pour acheter un nouveau cuiseur à riz. Elle se balança d'un pied sur l'autre. Puis finalement, elle décida de partir quand même avec le train de fin de matinée. Elle n'était pas assez riche pour jeter l'argent par les fenêtres. Mais ce ne fut pas sans un pincement de regret et de doute qu'elle vit partir le train qu'elle aurait put prendre...

     Comme Hanari avait un peu de temps devant elle, la jeune femme s'arrêta dans un salon de thé. Elle sirota son thé, un peu distraite et dans ses pensées, quand soudain un éclat au coin de l'œil la fit se retourner. Une jeune fille était attablée avec une amie et avait l'air d'avoir une grande discussion. Mais ce n'était pas vraiment elle qui l'avait attiré mais son kimono. Un kimono d'une beauté rare. Il était teint d'un noir le plus pur et était parcouru de fils dorés qui représentaient des dragons auréolés de rouge. Une splendeur. Hanari jalousa immédiatement la jeune fille. Son dernier kimono, qui était noir également, parsemé de petites fleurs violettes avait dû être vendu afin de faciliter la trésorerie de sa boutique. Un très grand regret. Car elle adorait porter des kimonos. C'était une source d'orgueil pour elle, car elle savait qu'en kimono, elle avait de la prestance et elle se sentait assez jolie. Hélas, tout cela était bien fini. Elle se dépêcha de finir son thé et sorti du salon de thé afin de ne plus voir ce rappel de sa pauvreté.

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     Elle s'acheta un magazine et le lut jusqu'à l'annonce de son train. Elle monta dedans et souffla une fois assise. La première partie de son "devoir " commençait.

    Tout en regardant le paysage à travers la fenêtre, elle recensa tout ce qui lui manquait, elle, la troisième enfant de la famille Murasaki. Son absence de féminité et de beauté. Un handicap certain quand on cherchait un mari. Mais ce qui avait été la goutte d'eau finale du choix (ou non-choix) de sa vie présente, avait été la baisse importante de la fortune familiale. Hanari pensait toujours que si sa famille n'avait pas eu ce revers, elle aurait pu avoir une dot conséquente et ainsi se marier. Elle serait peut-être maintenant mère de famille avec plusieurs enfants à élever.

    Mais cela n'était point. Il fallait donc faire avec. Et puis, finalement, n'était-ce pas une bonne chose que d'être une femme sans mari ni enfants. Sans contrainte. Pas d'obligations. Juste la charge de ses propres envies.La plupart du temps, elle arrivait à s'en contenter. Mais il y avait des fois, en plein cœur de la nuit, où elle en pleurait d'amertume. Mais il allait bien falloir qu'elle tire un trait définitif sur ses désirs.

     Le voyage lui parut finalement assez rapide et elle débarqua à Koyasan. Elle regarda un instant son plan pour savoir où se trouvait le sanctuaire puis se mit en route. Avec difficulté. Le fait d'être restée longtemps assise avait ankylosé son pied malade et il lui fallut un peu de temps avant de pouvoir marcher un peu plus facilement.

    Arrivée à l'entrée du sanctuaire, elle eut un bref instant de découragement : un escalier montait à travers la forêt et semblait interminable. Comment allait-elle pouvoir gravir cela avant la fin de la journée et surtout en redescendre ? Elle songea brièvement à retourner sur ses pas et louer une chambre d’hôtel. Mais ce ne fut qu’un instant. Décidée, elle gravit les premières marches et par cette décision, sa vie allait être changée à jamais.

     Au début, ce ne fut pas trop difficile. Et puis, au fur et à mesure qu’elle gravissait l’escalier et qu’elle s’enfonçait à travers les arbres, son allure se fit plus lente et sa respiration un peu plus saccadée. Le sac pesait davantage sur ses épaules. Au bout d’un moment, Hanari s’inquiéta de l’obscurité grandissante. La fin de journée avançait vite. Bientôt, elle ne verrait plus grand-chose. Et ce fut à ce moment-là qu’elle se tordit la cheville. Un peu distraite, elle loupa une marche et tomba un peu plus bas. La jeune femme eut un gémissement de douleur en reposant son pied. Comment allait-elle pouvoir continuer ? Elle s’obstina pourtant à monter encore jusqu’au palier suivant, mais en réprimant à chaque pas un cri de douleur. Puis, elle s’effondra. Elle ne pouvait pas faire un pas de plus. Et pourtant, elle ne pouvait quand même pas passer la nuit là. On était en automne et les températures descendaient assez bas la nuit. De plus, elle n’avait rien pour se couvrir, à part son petit blouson qu’elle avait sur le dos. Et, évidemment, ll n’y avait plus aucune personne à monter l’escalier.

    C’est alors qu’elle tourna la tête vers le bois en face d’elle et qu’elle aperçu une lumière à travers les arbres. Elle fut surprise. Il y avait donc une habitation ici ? Et puis, en levant les yeux, elle aperçut le Torii avec la cordelette de papier. Un temple Shinto en activité. Bon. Il y aurait peut être un prêtre pour l’aider. Elle se releva avec difficulté puis entreprit de claudiquer à travers les arbres, en direction de la lumière.

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    Elle s’étonna de l’aspect quelque peu négligé du chemin, mais elle était tellement lasse et douloureuse qu’elle n’y prêta plus attention. Enfin, elle arriva au temple où une lumière filtrait à travers les volets de bois. Hanari eut un bref instant d’hésitation puis leva la main et frappa contre le volet. Et puis ce fut le trou noir.

     A son réveil, elle se trouva allongée sur un futon dans une toute petite pièce éclairée par une lanterne en papier. Une ombre s’affairait sur son pied malade. Elle sentit qu’on lui mettait une sorte de cataplasme sur sa cheville enflée. Elle voulut se relever mais l’ombre se retourna et l’arrêta d’un geste.

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     - Du calme, mademoiselle. Restez allongée un instant. Votre jambe a besoin de repos.

     La voix était mélodieuse et apaisante. Masculine aussi. La silhouette se rapprocha de la lanterne et Hanari put voir ainsi celui qui l’avait aidé. Un jeune homme aux traits fins et habillé en prêtre shinto. En le regardant mieux, elle s’aperçu qu’il avait des cheveux d’une longueur stupéfiante pour un homme, et qui plus est, d’un aspect soyeux et lustré. Il y avait quelque chose d’un peu suranné et étrange dans ce jeune homme.

     - Je… Je vous remercie de m’abriter ainsi dans votre temple. J’avoue que c’est providentiel pour moi. Je n’en pouvais plus.

     Le jeune prêtre eut un doux sourire qui fit fondre le cœur d’Hanari.

     - C’était tout à fait normal de vous secourir. Le Dieu de ce temple est dédié aux êtres en faiblesse et aux causes difficiles. C’était très adéquat que vous vous arrêtiez ici…. Avez-vous faim ?

    - Heu… Un peu, oui.

    - Je vais vous chercher un peu de soupe. Je n’ai guère d’autres choses à vous proposer, hélas. Mais au moins cela vous réchauffera.

     Hanari opina de la tête et il sortit de la pièce. Elle s’assit sur le futon et regard autour d’elle. Du peu qu’elle pouvait voir avec la faible lumière, tout était dépouillé et quelque peu intemporel. Elle ne voyait aucun objet électrique ou technologique. En même temps, à quoi pouvait-elle s’attendre d’autre dans un temple ?

    Le prêtre revint bien vite et lui tendit un bol fumant et d’où s’échappait une délicieuse odeur. La soupe, en effet la réchauffa. Mais, en la buvant, elle fut mal à l’aise. Car le jeune homme la regardait un peu trop fixement pour son confort.

    Et soudain, il eut des mots quelque peu surprenants.

     - Vous êtes une personne très belle, Mademoiselle.

     Hanari manqua s’étrangler avec la dernière gorgée de sa soupe.

    - Heu… Ce n’est pas gentil de vous moquer de moi…

    - Me moquer ? Pourquoi le ferai-je ? Je ne dis jamais rien qui ne soit pas vrai. Je vois surtout que vous êtes une femme gentille et généreuse avec, certes, des côtés un peu plus sombre. Mais c’est le propre de l’humain. Et cela vous confère une profondeur bien agréable… Au fait quel est votre nom ?

    - Murasaki. Hanari Murasaki.

    - Enchanté, Murasaki-San. Je me nomme Atsuo Atane…. Il y a une tradition dans ce temple que je me dois de respecter : je dois vous poser une question et vous devrez me répondre sincèrement.

    - Oui ?

    - Quel serait votre plus grand souhait à ce jour que vous voudriez réaliser ?

     Hanari fut surprise par la question. Et resta hésitante devant la réponse à apporter. Puis une pensée complètement irréaliste mais persistante la submergea. Et si ce jeune homme pouvait vraiment exaucer les vœux ? C’était peut-être un yokaï ayant pris forme humaine ? Elle se lança.

     - Je … Je souhaiterai qu’un homme aussi beau que vous… Non, comme vous, partage ma vie jusqu’à la fin de mes jours.

     Voilà, c’était dit. Est-ce qu’un éclair étincelant allait apparaître pour faire surgir l’être tant désiré dans la vie d’Hanari ? Eh bien non. Rien de tout cela. Atsuo eut juste un sourire énigmatique puis prit congé en lui disant de dormir car la nuit était déjà entamée.

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    La jeune femme fut déçue. Quoi ? Rien de magique ? Pas de souhait exaucé ? Et puis elle se fit une raison. Il ne servait à rien, dans son cas, d’attendre des choses miraculeuses. Autant se reposer. Demain, il faudrait quand même qu’elle gravisse ce fichu escalier pour aller enterrer les cendres. Elle n’échapperait pas à son devoir. Et sur ces dernières pensées, elle s’endormit.

     Le lendemain arriva bien vite. A son réveil, Hanari trouva un fruit en guise de déjeuner à son chevet mais point de jeune prêtre. Elle ne le trouva d’ailleurs pas plus en sortant de la pièce et du temple. Par contre, elle vit son sac à dos posé à l’extérieur avec une petite fleur posée dessus. Hanari s’aperçu alors qu’elle prenait son sac qu’elle n’avait plus mal à la cheville. Bon. Soit la blessure était moins conséquente que prévue, soit le soin d’Atsuo avait fait son effet. Et peut être les deux en même temps aussi.

     Le reste de la matinée passa vite : elle monta jusqu’au sanctuaire, déposa les cendres et assista au rite puis redescendit prendre son train. Dans l’après-midi, elle était de retour chez elle, retrouvant sa petite vie et sa boutique de ramens.

    Mais ce qui avait changé en Hanari, de ce voyage, c’était l’acceptation de ce qu’elle était. Les mots et les compliments du jeune prêtre lui avait fait du bien. Et elle se surprenait à sourire plus souvent et à être plus douce et bienveillante envers les autres.

    Est-ce que ce fut ce changement qui attira plus de monde dans sa boutique ? Peut-être. Mais elle se retrouva bientôt à devoir faire appel à son neveu Kenishi pour tenir la boutique.

     Et puis, un soir, alors qu’elle allait fermer….

     - Bonsoir, Murasaki-San. Je suis venue exaucer votre vœu.

     Hanari se retourna. Un jeune homme était devant elle. En blouson et en jean, les cheveux courts. Mais c’était lui. Atsuo.

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     -… Je …. Il va falloir apprendre à m’appeler Hanari si vous voulez être mon époux…

     Un sourire et une étreinte.

    Le voyage des cendres

     Parfois, des dieux malicieux se plaisent à venir en personne pour répondre à nos prières. Ce fut le cas pour Hanari.

     Atsuo a comme signification : époux fidèle.

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 5 Février 2017 à 15:28

    L'amour prend parfois des détours divins ♥  J'ai adoré ♥

      • Dimanche 5 Février 2017 à 17:23

        Il y a des fois où il faut bien que les divinité mettent la main à la patte pour aider les humains. 

        je suis ravie que cela t'ai plu. j'aime bien le format des nouvelles car il y a des fois où l'histoire ne vaut pas l'intérêt de trop la développer. 

        Merci beaucoup ♥♥♥

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