• Chapitre 2 : Le repos

    Chapitre 2 : Le repos

    Ce fut une sonnerie lointaine qui ramena Shimizu à la conscience. Elle découvrit qu’elle était allongée sur un lit d’hôpital. Elle essaya de se redresser mais une main vint vite l’arrêter.

    - Doucement, Shimizu. Tu es très faible.

    Chapitre 2 : Le repos

     

    Shimizu tourna la tête et vit qu’Akari était à son chevet. La vieille dame eut un sourire bienveillant à son adresse.

    - Ma pauvre petite. Comme tu m’as fait peur quand je t’ais vu écroulée ainsi dans la rue. J’ai cru que tu avais eu une crise cardiaque… C’est moi qui ais appelé les secours.

    - Ho… Je.. Merci…

    Shimizu baissa les yeux et tritura la chemise de nuit de l’hôpital. Elle avait honte. Honte de sa faiblesse et de se montrer aussi vulnérable devant Madame Matsura. Qu’allait-elle donc penser d’elle ? Elle tourna la tête et vit que la vieille dame la regardait d’un œil plus scrutateur.

    - Qu’est-ce que tu as maigrie ma petite… Tu ne dois pas manger à ta faim depuis un moment. Pourquoi n’es-tu pas venue me voir si tu avais des problèmes ?

    Chapitre 2 : Le repos

     

    - Je… Je ne voulais pas vous ennuyer avec tout ça, Madame Matsura. Et puis, cela allait je vous assure.

    - hé bien, on ne dirait pas ! Et je t’ai déjà dit de m’appeler Akari… Enfin, tu es aussi têtue que ta grand-mère. Bon, je vais te laisser. Le docteur ne va pas tarder à venir te voir. Et moi, j’ai besoin de sortir d’ici et d’aller faire un tour au parc. C’est toujours désagréable d’être enfermée entre quatre murs alors qu’il fait si beau dehors… Ah là là, les îles de Sulani me manquent beaucoup pour ça… A plus tard, Shimizu.

    Akari lui fit un petit geste de la main puis sortit de sa chambre. Shimizu se retrouva seule. Elle eut un gros soupir. Sa solitude était d’autant plus exacerbée du fait d’un environnement étranger. A part Madame Matsuba, elle savait que personne d’autre ne viendrait la voir à l’hôpital et cela la rendait très triste.

    Chapitre 2 : Le repos

     

    Elle voulut se lever mais un étourdissement la prit et elle se recoucha bien vite. De grosses larmes coulèrent sur ses joues. Elle était bonne à rien. Que devait dire sa grand-mère de là où elle était ? Elle ne faisait guère honneur au nom des Oniri en arrivant même pas à s’occuper d’elle-même. Quant à continuer la lignée familiale… Elle allait avoir bientôt trente ans et elle ne s’illusionnait guère sur ses chances d’entrer dans l’état marital. Elle n’accomplissait rien. Ne vaudrait-il pas mieux qu’elle disparaisse ?

    Mais ses pensées noires furent arrêtées par l’arrivée du docteur Hitsuhishi, un homme aux cheveux poivres et sel et aux grosses lunettes noires. Il s’assit à côté d’elle et toussota un petit peu avant de prendre la parole.

    Chapitre 2 : Le repos

     

    - Mademoiselle Oniri… D’habitude, j’essaie toujours d’annoncer les choses en douceur à mes patients. Mais avec vous, je crois qu’il vaut mieux aller droit au but : vous êtes dans un tel état d’épuisement que votre cœur est devenu très faible. Vous devez absolument vous reposer. Je vais vous arrêter pour six mois.

    - Six mois ?!! Mais enfin, je ne vais pas pouvoir être absente aussi longtemps à mon travail.

    - Si vous ne vous reposez pas le temps nécessaire, Mademoiselle Shimizu, vous n’aurez plus à vous occuper ou non de retourner au travail. Et il y aura un autre nom à mettre sur l’autel de votre famille… Votre grand-mère ne serait pas du tout contente de votre comportement…

    Chapitre 2 : Le repos

     

    Le Docteur Hitsuhishi était une connaissance de Sanaé Oniri et il l’avait également accompagné lors de ses derniers instants. C’est pour ça que les mots qu’ils prononça eurent beaucoup d’impact sur la jeune femme. Il eut encore quelques mots sur son traitement et sur ce qu’elle aurait à prendre pendant sa convalescence. Puis il se leva, lui tapota gentiment l’épaule et ressortit.

     Un infirmier vint bientôt lui donner ses médicaments. Puis ce fut l’arrivée du dîner. Le repas était pourtant très léger mais Shimizu eut bien du mal à finir son potage. Elle était épuisée rien qu’en mangeant. Elle s’allongea ensuite et regarda devant elle, les yeux dans le vague. Comment allait-elle vivre pendant six mois ? Certes, elle avait un toit au-dessus d’elle car la maison lui appartenait mais il fallait bien assurer le quotidien. Elle n’était pas sûre que sa complémentaire santé assure des indemnités pendant autant de temps. Il lui restait ses économies…

    Shimizu eut une brève grimace de déception. Cet argent, elle l’avait gardé pour son futur mariage. Pour acheter les kimonos de cérémonies. Mais il fallait bien se rendre à l’évidence, de mariage il n’y en aurait jamais pour Shimizu Oniri…

    Chapitre 2 : Le repos

     

    Elle s’endormit sur ces dernières pensées amères.


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  • Chapitre 1 : L'évanouissement

    Le jour se lève doucement à Mont Komorebi, dans le quartier Wakaba, les oiseaux commencent à se réveiller et à chanter. Mais, ils sont aussitôt interrompus par une porte qui claque et des pas qui se précipitent dans la rue. 

    Chapitre 1 : L'évanouissement

    Chapitre 1 : L'évanouissement

    C'est Shimizu Oniri qui sort de chez elle pour attraper le train qui l'emmènera vers son lieu de travail, la Société Osheia S.A., entrerpise spécialisée en appareils de massages électroniques. Shimizu y est employée depuis cinq ans en tant qu'assistante des ressources humaines. C'est une bonne employée discrète et compétente, toujours ponctuelle et assidue sur les tâches qu'on lui donne, jamais absente et ne prenant quasiment pas de jours de congés. Une employée modèle. Sa journée se terminera tard et elle ne reviendra chez elle qu'une fois la nuit tombée. 

    Mais, cette belle mécanique est en train de s'enrayer et montrer des signes de fatigue. Cela fait un petit moment maintenant que la jeune fille a du mal à se lever le matin et que son esprit est pleine d'une mélancolie qu'elle ne s'explique pas. Elle n'a pas encore fait le rapprochement mais la date du premier anniversaire de la mort de sa grand-mère approche à grand pas... 

    Chapitre 1 : L'évanouissement

    Le plus dur pour Shimizu, c'est le soir, quand elle mange sur le kotatsu, à la place de sa grand-mère. Elle a le souvenir d'elle, à cette même place, toujours flanquée de Mitsou, leur chatte adorée, qui aimait toujours s'endormir contre la vieille femme. 

    Chapitre 1 : L'évanouissement

    Chapitre 1 : L'évanouissement

    Mitsou aussi manque à Shimizu, car la chatte âgée, s'est éteinte peu de temps après le décès de Sanaé Oniri, comme si elle ne pouvait pas laisser sa maîtresse seule dans le monde des esprits. 

    Oui, Shimizu a de la peine, de la peine et de la culpabilité. Car elle ne se sent pas à la hauteur des aspirations qu'avait pour elle sa grand-mère : " Soit toujours honorable envers le nom des Oniri, Shimizu. Ne faillis jamais, soit intègre et continue la lignée des Oniri". 

    Chapitre 1 : L'évanouissement

    Chapitre 1 : L'évanouissement

    Et tout ce que lui a demandé sa grand-mère, Shimizu a l'impression de le rater. Que deviens donc le grand nom de sa famille dans son poste de petite employée de bureau ? Ho, certes, elle est intègre et honnête, mais cela ne suffit pas. Elle sait qu'elle devrait participer aux manifestations du Mont Komorebi, montrer le sceau de la famille lors des célébrations pour honorer les esprits, participer aux festivals... Mais tout cela, elle n'en a pas la force, le travail lui prend déjà toute son énergie. 

    Quand à continuer la lignée des Oniri, encore faudrait-il qu'elle ait un mari pour cela. Pourtant, sa grand-mère avait rencontré une marieuse et Shimizu avait été présenté à un homme bien sous tout rapport et qui semblait très intéressé par la jeune fille. Mais, peu de temps après le décès de Sanaé, celui-ci avait indiqué qu'il ne souhaitait plus se lier avec la famille Oniri, sans en expliquer les raisons et avait rompu tout contact avec elle. La jeune fille en avait été profondément blessée et humilié. Elle se sentait également coupable de cette rupture. Là aussi, on ne voulait pas d'elle. 

    Depuis, elle était seule. Au travail, la politesse était toujours de mise avec ses collègues mais elle n'était jamais invitée pour déjeuner ou à sortir après le bureau. Et cela la faisait sombrer encore plus.

    Le seul lien social qu'elle avait était sa voisine, Akari Matsuba, une vieille dame très dynamique et toujours très gaie. Quand elle arrivait à trouver le temps, Shimizu venait la voir et retrouvait le temps de quelques heures un peu d'allégresse et de légereté. 

    Chapitre 1 : L'évanouissement

    Voilà où en était Shimizu Oniri. Elle faisait des efforts de plus en plus grand pour maintenir un semblant de vie en elle mais elle n'agissait plus que comme un robot : elle se levait, s'habillait et allait travailler. Elle mangeait quand elle y pensait et quand cela ne lui demandait pas un effort trop grand après sa journée de travail. Elle faisait tout pour ne plus rien ressentir, ni dans son coeur, ni dans sa tête. 

    Chapitre 1 : L'évanouissement

    Jusqu'au jour où le dernier jour de printemps, le jour anniversaire de la mort de sa grand-mère, Shimizu, rentrant du travail, s'évanouit devant le portail de sa maison... 

    Chapitre 1 : L'évanouissement


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  • Il y avait le Pacte entre Gaïa et les Humains version 2018 : 

    La Source en chantier : Le Pacte

     

     

    Il y a maintenant Le Pacte version 2021 avec quelques variations : 

    La Source en chantier : Le Pacte

     

    Est-ce assez mystérieux pour vous ou pas ? intello Oui, je vous taquine^^. 

     

     


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  • La famille Kessler vit dans un petit pavillon, près de la famille Mesniger. 

    Dans le chantier de la Source : le foyer KESSLER

    Dans le chantier de la Source : le foyer KESSLER

    (le père fait la tête car il arrive du travail et il a besoin d'une douche intello. Et oui, dans mon histoire, il est à la retraite mais là, ils ont besoin d'argent ^^)

     

    Le père Thomas est à la retraite. Il était clerc de notaire. Son métier lui manque beaucoup car il adorait son travail. Mais heureusement, il a vite sympathiser avec son nouveau voisn, David. Et ils enchaînent les parties de pêche car ils adorent ça tous les deux. Ils aiment passer également beaucoup de temps au bar du coin à jouer au lama. Thomas aime beaucoup sa famille, même s'il aurait préféré que sa fille, Leyna choisisse une autre voie d'étude. 

    Dans le chantier de la Source : le foyer KESSLER

     

    La mère, Margaux, est femme au foyer et cela lui va très bien. Elle aime cuisiner, s'occuper du jardin et du poulailler pour sa petite famille. Mais elle n'est pas que ça. Elle aime aussi peindre quand elle a un peu de temps et vend quelques toiles sur Plopsy et aussi passer du temps avec son groupe d'amies. Margaux est aux petits soins pour ses enfants, même si elle regrette que Leyna soit si peu intéressée par les garçons et tellement obnibulée par ses études car elle aurait bien aimé avoir des petits enfants à s'occuper. Elle se rattrapera un peu avec la petite Macha. 

    Dans le chantier de la Source : le foyer KESSLER

     

    Leyna, la fille aînée, étudiante en archéologie . Elle ce qui l'intéresse, c'est de trouver des objets du passé. Elle s'est spécialisée dans l'archéologie d'Amérique du sud et elle est souvent partie sur des programmes de fouilles. Leyna aime sa famille mais n'est pas spécialement très démonstrative. Elle n'est pas attirée par les garçons, ni par les filles et n'a aucune intention de s'engager dans quelques relations que ce soit. Elle sait que sa mère ne la comprend pas sur ce point mais elle ne veut pas se mentir à elle-même juste pour lui faire plaisir. Leyna est une solitaire, elle a très peu d'amis, sauf en Amérique du Sud. 

    Dans le chantier de la Source : le foyer KESSLER

     

    Gunther, le fils cadet. C'est un charmant garçon de 10 ans. Il aime lire, l'Histoire et collectionner les grenouilles. Il est très admiratif de sa grande soeur et de ses études. Il est toujours content de la voir revenir de ses fouilles avec un petit objet pour lui, représentatif de la région où elle a été. Gunther accompagne de temps en temps son père à la pèche avec David. Mais il passe aussi beaucoup de temps avec Juliette et Macha. Il s'est tellement attaché à elle que Juliette a décidé qu'il en serait le parrain. Un rôle qu'il tient à honorer auprès de la petite fille. 

    Dans le chantier de la Source : le foyer KESSLER

     

     

    ******************

     

    Note de l'auteur : voilà donc pour la famille Kessler. Bien évidemment, c'est une base. Il y aura bien d'autres choses à développer puisque que quand commencera l'histoire, Gunther sera dans la force de l'âge et Macha une toute jeune adulte. Le temps aura passé avec son lot de péripéties et de chagrins... 

    J'espère que cela vous aura quand même plu :)

    Je n'ai pour l'instant rien d'autres à vous présenter. Mais en jouant ces familles, qui sait ce que cela va me faire imaginer ? sarcastic

     

     

     

     

     


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  • C’était une belle soirée d’automne dans la campagne anglaise et le soleil en se couchant illuminait les feuilles de son or. Dans la clairière, le couple avait allumé un feu car, même si le temps était doux, ils auraient besoin de lumière.

    Prologue : Renouveau

     

    April regardait Joshua avec confiance. Ils avaient rêvé de ce moment depuis longtemps. Et voilà qu’il allait se réaliser, avec toutes les promesses de renouveau, cette deuxième chance tant attendue.

    Prologue : Renouveau

    La jeune femme grimaça soudain car une contraction venait de revenir brutalement, enserrant son ventre d’une étreinte douloureuse. Elle se releva et se mit à marcher devant le feu. Le jeune homme voulut l’aider mais elle l’arrêta d’un geste. Ce n’était pas le moment. Il lui fallait rester dans sa bulle avant que le travail s’enclenche vraiment.

    Prologue : Renouveau

    Tout en marchant autour du feu, April se mit à chanter une chanson d’autrefois. Une chanson du village de Joshua qu’ils avaient redécouvert il y a peu et qui parlait de saisons, de récoltes et de naissances. Une chanson très appropriée pour le moment qu’elle vivait. Cette petite mélodie lui permit de mettre un peu de distance avec la douleur.

    Et la nuit passa ainsi lentement, doucement, au rythme de la marée qui agitait le ventre de la jeune femme.

    Ce fut au petit matin qu’il fut temps pour elle de laisser glisser l’enfant de son ventre. April accoucha debout, telle une femme de l’antiquité, puissante, actrice de sa délivrance, ne laissant sortir qu’un bref cri lorsque l’enfant apparu.

    Prologue : Renouveau

    Joshua rattrapa le nourrisson, une petite fille, et le mit dans les bras d’April. Celle-ci après un bref câlin la porta au bout de ses bras pour mieux la voir. Elle eut un grand sourire.

    Prologue : Renouveau

    - Ma fille, je te nomme Macha Gaïa Goetz-Lockwood ! Tu vas être la clé de notre renaissance. La renaissance des Enfants de la Terre !

    Vaste programme pour un nourrisson qui ne voulait pour le moment qu’être lover contre le sein nourricier. Il serait bien temps ensuite de penser au berceau de l’Humanité.

    Prologue : Renouveau

     

     

    A suivre en 2023... 


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