• Samedi 

    En naviguant sur le site de Piaule Emploi, Gunther pousse un cri de joie. Une offre d'auteur venait de tomber. Et pour 4 jours en plus. Il décrocha tout de suite l’offre, du fait de son expérience passé en auteur freelance. 

    Jour 7 et jour 8

    - Macha, j'ai décroché une offre pour 4 jours.

    - Ho super Gunther. On va peut-être arriver à équiper le campement plus confortablement. 

    - Allez, on va à l'agence d'intérim, j'ai du travail à effectuer pour demain. 

    Et ainsi fut fait. Gunther passa son temps à lire les livres qu'il avait besoin pour son travail du lendemain. 

    Jour 7 et jour 8

     Macha en profita pour peaufiner son jeu d'échec avec un jeune homme qui voulait bien jouer avec elle. D'habitude, elle aimait bien cette activité, mais là, elle avait un peu la tête ailleurs. Le fait de n'avoir toujours pas de nouvelles de Catarina la tracassait. S'était-elle moquée d'elle ? Pourtant elle avait l'air sincère cette nuit-là. 

    Jour 7 et jour 8

    Même quand elle prépara la salade, Catarina était encore présente dans ses pensées. Ses caresses n'étaient donc que du vent ? Ses baisers, des mensonges ? S'était-elle donnée pour rien ? 

    Jour 7 et jour 8

    Quand à Gunther, lui , il se rendit compte qu'être jeune et beau garçon avait plutôt des avantages. Plusieurs jeunes filles vinrent s'asseoir à sa table pendant qu'il mangeait, visiblement très intéressées pour faire un peu plus connaissance avec lui. Il en fut très flatté et cela fit du bien à son égo. Mais il n'alla pas plus loin avec ces jeunes filles. Son coeur était déjà tout pris par Macha. Alors, certes, il savait que c'était sans espoir, mais il ne pouvait renier ses sentiments. 

    Jour 7 et jour 8

    L'après-midi, les deux jeunes gens reprirent les mêmes occupations : Gunther à la lecture et Macha aux échecs. 

    Jour 7 et jour 8

    Elle était en pleine reflexion sur le pion à bouger, quand soudain, du coin de l'oeil, elle aperçut une chevelure rousse. Elle se leva aussitôt de sa chaise. 

    - CATARINA !!!

    Elle courut dans la rue à la poursuite de la jeune femme. 

    Jour 7 et jour 8

    Celle-ci se retourna et haussa un sourcil en direction de Macha. 

    - Tiens, Macha ! Bonjour.

    - Bonjour ? BONJOUR ?!!! C'est tout ce que tu trouves à me dire ? 

    - Quoi  ? Je suis polie non ? ... Ho salut à vous aussi, jeune homme.

    Macha se retourna. Gunther était derrière elle. Il s'était inquiété quand il l'avait vu courir brusquement et l'avait suivit. Il eut un sourire poli envers la rouquine.

    - Bon j'allais me rafraîchir le gosier au bar "Los Muchachos" un peu plus loin. Si on continuait cette conversation là-bas ? 

    Ils opinèrent tous les deux de la tête. De toute façon, ils n'avaient pas grand chose d'autres à faire. Ils se retrouvèrent bientôt dans un bar très typé Amérique du sud. Ils s'installèrent tous les trois à une table. Macha fronçait les sourcils. Il y avait quelque chose qui n'allait pas avec Catarina. Elle semblait avoir oublier leur nuit de passion et son langage était plus familier que ce qu'elle connaissait de la jeune femme. 

    Jour 7 et jour 8

    - Bon alors, mes cocos, vous vous en sortez par ici ? Pas trop dur ces premiers jours ? 

    Ce fut Gunther qui parla en premier. 

    - Ah si plutôt. je pourrais même dire que les bancs d'Oasis Spring sont bien durs. Mais maintenant on a des lits de camps et un peu d'argent de côté.  

    Jour 7 et jour 8

    - Ah ah, oui j'ai connu cela il y a quelques années. Et encore vous êtes plutôt bien lotis, dans d'autres régions ils se caillent les miches avec la pluie ou le froid. Mais faites attention ! On ne sait jamais quel coup du sort va vous tomber au coin de la tronche.. Et quand on arrive à avoir pas mal de flouzes, voilà t'y pas que se ramène le fisc... Bref, faut toujours faire attention à son bifteck. 

    Macha restait silencieuse, regardant Catarina déblatérer et se gausser de tout devant Gunther. Elle ne reconnaissait pas la jeune femme qui l'avait tant fait frémir. Celle-ci ne semblait même pas s'émouvoir de sa présence. Elle n'aurait pas voulu parler devant Gunther, car il allait deviner ce qui s'était passé, mais tant pis, au diable, la fierté. 

    - Catarina ? 

    - ... Cela sera Cat pour toi, ma jolie. Qu'est-ce qui t'arrives ? 

    - Je... Pourquoi n'as-tu pas répondu à mes messages que je t'ai envoyé hier ? 

    - Quels messages ? Tu veux dire que tu m'as laissé des messages ?

    - Oui ! Enfin, ne fais pas l'innocente Cata... Cat ! Après... après... la nuit que nous avons passé ensemble, tu ne me réponds plus... 

    - Hein ?!!!

    Gunther ouvrit de grands yeux et fixa Macha avec incrédulité. Macha.. avec... cette fille ?... Il en était choqué... et désespéré. Macha le regarda un instant attristé, puis détourna le regard. 

    Jour 7 et jour 8

    Catarina se levait sans avoir répondu à Macha. Celle-ci se leva aussi et toucha la manche de la jeune femme.

    - Tu ne m'as pas répondu.

    - Hé ! Qui y a t'il à répondre ? On a passé un bon moment mais voilà quoi, basta ! Tu ne vas pas en faire un fromage pour une petite partie de jambe en l'air. Faut te détendre ma belle.

    - Mais... mais... Je croyais que tu avais des sentiments pour moi... 

    La jeune femme se mit en rogne pour de bon. 

    Jour 7 et jour 8

    - Ho, ça va hein.  Si on peut plus se détendre entre personnes adultes sans vouloir à tout prix se mettre la corde au cou, où vas-t'on ? Lâches-moi, t'as compris ? 

    Macha se mordit les lèvres et ravala un sanglot. Puis elle sortit du bar rapidement avant de montrer une figure désastreuse à Gunther. Dans la cour, elle eut la surprise d'y trouver une statue de la Déesse-Mère. Cet étonnement permis de mettre sa souffrance à distance et de reprendre contenance.

    Jour 7 et jour 8

    - Gaïa, qu'allais-je faire ? J'allais mettre mes sentiments à nus devant cette personne si versatile. Quel drôle de monde vraiment. Je serai contente quand on sera parti d'ici...Ho, et Gunther ! Le pauvre. Que vas-t'il penser de moi ? 

     

    *******************************

    Emplois :

    Macha : en attente - Agent secret (lundi)

    Gunther : 5 - Carrière auteur - 4 jours. (Dimanche-lundi-mercredi-Vendredi). 

    Evènement : 

    6 - Péché mignon - REUSSI - Récompense : carrière auteur ! he. C'est ballot ! On a déjà cette carrière. Ce jeu me taquine !

    Fonds du foyer : 102 simflouzes. 

     

     

    Dimanche

    Gunther ne pensa rien de mal de Macha. Au contraire. Il était même plutôt peiné pour elle, de la savoir si attristée par une relation à sens unique. Bien sûr, cela lui faisait mal à lui aussi, il n'allait pas se le cacher. Mais le bien-être de celle qui avait été toujours là était important pour lui. 

    Il avait d'ailleurs une bonne surprise pour elle. La brocante du dimanche leur avait permis de vendre tout ce qu'ils avaient récoltés jusqu'à présent et leur permettait d'avoir un beau petit pécule. Suffisant pour leur permettre enfin d'avoir un toit au dessus de leur tête. Bien sûr, ce n'était rien d'extraordinaire, mais au moins ils étaient à l'abri. 

    Jour 7 et jour 8

    Ils purent même acheter un frigidaire et un plan de travail. Cela en aurait été presque luxueux en parallèle avec le dénuement du début.

    Jour 7 et jour 8

    Gunther n'eut pas le temps d'en profiter car c'était l'heure d'aller au travail. Il y partit avec le sourire. Ce soir, il réservait une petite surprise à Macha. 

    Jour 7 et jour 8

    Macha, quant à elle, broyait du noir. Elle n'avait pas encore digéré l'épisode "Catarina". En fait, plus que dans ses sentiments, c'était dans son orgueil que Macha était touchée. Ce n'était jamais agréable d'être prise pour une imbécile. 

    Jour 7 et jour 8

    Mais elle n'eut pas à ruminer longtemps car un sifflement inquiétant vint du frigidaire. Et une flaque apparut bien vite en dessous. Elle eut un juron. 

    - Ah fichu camelote ! Il peut même pas durer un jour qu'il est déjà en panne. Voyons si j'arrive à le réparer. 

    Jour 7 et jour 8

    Et Macha se mit à la tâche. Malgré ce que l'on pouvait croire, elle était plutôt bonne en bricolage. Elle avait pas mal voyager avant, avec Ulrike et Audren et il lui avait souvent fallut se débrouiller seule. La magie ne faisait pas tout. Et certainement pas sur des artefacts humains. 

    Elle avait à peine fini sa réparation qu'un toc-toc se fit entendre derrière elle. 

    Jour 7 et jour 8

    Catarina ! Elle la fit entrer mais ne lui offrit guère son sourire. 

    - Macha... Je... je ne te dérange pas ? Je voudrais te parler.

    - Hmmm... Assied toi sur un lit. Je dois me changer, j'ai sali toute ma jupe avec ce fichu frigo. 

    Une fois habillée, afin de se donner une contenance, Macha se mit à préparer la salade pour le repas du soir.

    Jour 7 et jour 8

    - Bien. Qu'avais-tu à me dire Catarina ? Je crois pourtant que l'on s'est tout dit hier.

    - Justement, c'est à propos de cela que je voulais te parler... Tu as rencontré Cat n'est-ce pas ? 

    - Hein ? ... Quoi ? Cat ce n'était pas toi ? C'est quoi ce délire ? 

    - Je... Ce n'est pas un délire... C'était moi, et en même temps pas moi... C'est ma deuxième personnalité. 

    - ta deuxième... ? Oulààà... 

    - Macha, Macha... Je t'en prie. Essayons encore ensemble s'il te plaît. je t'apprécies vraiment beaucoup, cela serait dommage de finir ainsi. Nous avons tellement d'atomes crochus. 

    - Ouais, ben pas avec "Cat".. 

    Jour 7 et jour 8

    - Ho ! Oui, mais elle c'est un peu mon double noir. Elle n’apparaît pas souvent. Cathy, elle, t'as aimé au premier regard.

    - "Cathy" ? 

    - Ma troisième personnalité.

    - .... Tu en as combien en tout, en fait, de personnalités ?

    - ... 8.. 

    Macha fermer un instant les yeux puis les rouvrit. Il n'y avait plus la moindre once de sentiment ni d'affection à l'égard de la jeune rouquine. Elle se releva. 

    - Je pense qu'on va s'arrêter là, Catarina ou qui que tu sois. Tu es trop compliquée pour moi. L'amour ainsi ? Non merci. 

    - Mais Macha...

    - Stop ! Je ne veux plus avoir à faire avec toi. Oublies-moi !

    Jour 7 et jour 8

    - Mais... nous t'aimons... 

    - C'est le nous qui me dérange. Je ne peux aimer qu'une seule personne moi, pas une hydre à 8 têtes !

    Et sur ces dernières paroles, Macha fit sortir Catarina de sa maison et de sa vie aussi. 

    Jour 7 et jour 8

    Quand Gunther revint il trouva une Macha presque apaisée et qui lui sourit amicalement. 

    - Alors, cette première journée de travail ?

    - Génial ! J'ai vraiment adoré. J'ai même eu une prime. Que dirais-tu de fêter cela ailleurs ?

    Jour 7 et jour 8

    - Je suis pour ! J'en ai bien besoin après cette journée. Je te raconterai. 

    Ils prirent le bus qui les amena dans un centre-ville très dynamique et branché. Gunther avait eu une adresse d'un bar - boite de nuit de la part de ses nouveaux collègues : "In the Clouds". Et ils furent très enchantés dès qu'ils arrivèrent sur place. La décoration et l'ambiance leur plurent tout de suite. 

    Jour 7 et jour 8

    Macha s'essaya même à une machine à bulles. Elle ne sut pas dire après si cela lui plaisait ou non. 

    Jour 7 et jour 8

    Ils profitèrent ensuite de la musique, de chanteurs et même d'un service de photographie. Macha qui se lâchait quelque peu s'autorisa même un sourire sur la photographie. 

    Jour 7 et jour 8

    Et puis, ils se posèrent ensuite sur une banquette. Et Macha lui raconta sa journée, sa drôle de relation avec Catarina... et ses différentes personnalités. 

    Jour 7 et jour 8

    - Eh bien. Je ne sais quoi dire, Macha. Je suis désolé pour toi que cette relation n'ait pas marché. Tu avais l'air si... attachée à elle... 

    - Ho... Je ne sais pas. Est-ce le fait que cela soit une femme qui m'ait troublé autant ? Peut-être. Je suis déjà tombée amoureuse auparavant, Gunther, mais je n'ai été ainsi vulnérable. Ce monde est décidément bizarre. Mais heureusement que je t'ais toujours en tant qu'ami  à mes côtés. tu me manquerais tu sais si tu n'étais pas là. 

    - Je suis très touché par tes paroles, Macha. Tu as toujours été là pour moi aussi, depuis très longtemps... Mais tu sais.. Je... Je t'aime. Tu seras à jamais la femme de ma vie. 

    - Ho Gunther... 

    Gunther lui effleura l'épaule de la main, une douce caresse qu'il s'empressa bien vite d'arrêter.

    Jour 7 et jour 8

    Le regard que lui lança Macha était tout sauf fâché... 

     

    *************************************

    Emplois : cela ne change pas pour Macha et Gunther. 

    Chance : 23 -  ça y est je le vois ! - + 150 simflouzes !

    Fonds du foyer : 500 simflouzes (haaa, cela fait du bien. Mais il va falloir penser à le dépenser avant le prochain tirage chance ^^).

     

    Et sinon, le bar "in the Clouds" a été réalisé par @Ggof19. Vous le retrouverez dans la galerie dans la catégorie Boite de Nuit. 

     

    Pour le plaisir, 2 images de Macha : une où elle snobe carrément Catarina et l'autre où elle s'éclate au karaoké (par contre, elle ne chante pas bien du tout !!!).

    Jour 7 et jour 8

     

    Jour 7 et jour 8


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  • Vendredi

     Un nouveau matin se lève sur Oasis Spring et c'est aussi un jour nouveau pour trouver un autre job. 

    Macha a un peu la tête ailleurs ce matin... Peut-être qu'elle est encore tout à sa nuit d'hier et du coup, accepte sans regarder la première offre qui lui arrive sur son téléphone. Ce qui lui vaut d'être chambrée par Gunther. 

    - Non, mais, agente de renseignement ? Vraiment ? Sérieusement, Macha... 

    - Eh bien...euh... Je n'ai pas de missions de terrain, c'est uniquement du travail sur ordinateur. Cela devrait être dans mes cordes.

    Jour 6

    - hmmmm... 

    - Et puis, ce n'est qu'une journée... Et toi au fait, Gunther ? Qu'as-tu trouvé ?

    - Encore une offre de prospection pour chercher des cailloux... Enfin bon, ce n'est qu'un jour. Et toi, tu commences quand au fait ?

    - Lundi... C'est dommage que cela ne soit pas plutôt car on a vraiment besoin d'argent..

    - On va se débrouiller. Allez, j'y vais.

     Et Gunther partit prospecter et casser du cailloux. Heureusement que ce n'était qu'une journée car cela ne l'enchantait guère. Le jeune homme était du genre fluet. Il n'avait guère le profil pour être travailleur manuel, mais plutôt celui de l'intellectuel. Alors évidemment ses pauvres mains en souffraient un peu.

    Jour 6

    Macha quand à elle, resta un moment dans leur "campement". Elle envoya un SMS à Catarina et se permit un soupir. Elle ne savait pas ce qu'elle espérait vraiment de cette histoire mais elle espérait quand même revoir la jeune femme. 

    Elle partit pêcher à la rivière. Cela lui permettait de se détendre et d'être un peu plus en paix avec elle-même. La nature l'avait toujours apaisé. Et même dans ce paysage désertique, cela faisait son effet. 

    Jour 6

    Ensuite, elle partit à l'agence d'intérim car elle avait un travail préalable à remplir pour son poste de lundi. Un dernier regard sur son téléphone. Pas de message. Mais elle eut un haussement d'épaule. Catarina devait travailler elle aussi. Macha lui envoya quand même un mail, une fois son tâche accomplie.

    Jour 6

     Et puis... et puis.. rien. Macha attendit, misérable, au campement, que Catarina daigne bien lui envoyer un message ou l'appeler. Le repas de midi fut sans saveur. Mais elle était bien trop fière pour aller la voir oui lui téléphoner. Après-tout, Catarina aussi aurait pu lui envoyer un message. Pourquoi ne répondait-elle pas ? 

    Jour 6

    En fin d'après-midi elle eut soudain un appel. Mais ce n'était que Gunther qui lui demandait de la rejoindre au bar du coin.

    Jour 6

    - Eh bien quoi Gunther ? Pourquoi m'as tu fait venir ici ? 

    - Pour boire un verre justement. 

    - Avec quel argent ? 

    - Avec le nôtre, Macha. On en a encore un peu. S'il te plait, pour une fois ! J'ai vraiment besoin de décompresser.

    - ho !... Oui bien sûr. 

    Macha regarda plus attentivement Gunther et vit qu'il était en effet bien fatigué. Même si elle lui en voulait encore un peu de l'avoir amener ici, elle ne voulait pas qu'il s'épuise à la tâche. Après tout, dans leur monde originel, une grand amitié les liait. Il ne fallait pas qu'elle l'oublie. 

    Et elle se retrouva donc à manger un bol de chips et à écouter une émission farfelue à la télé, au milieu d'étranger. Et elle apprécia même la chose. 

    Jour 6

    Quand le juke-box s'alluma, Macha se leva automatiquement et se mit à danser, alors qu'elle avait toujours eu horreur de ça. Gunther la regarda du coin de l'oeil, un léger sourire aux lèvres tandis qu'il bavardait avec une jeune blonde assise à côté de lui. Qu'est-ce que cela faisait du bien de se lâcher un peu, sans grande responsabilité qui pesaient sur leurs épaules.

    Jour 6

    Il rejoignit Macha sur la piste de danse et se permit même d'être taquin avec elle. 

    - Eh bien ! Tu m'avais caché cela pendant tant d'année. Je ne savais pas que tu aimais danser. 

    - Peut-être parce que je n'ai jamais eu l'occasion. Mais cela fait du bien de se défouler un peu.

    Jour 6

    - ... Penses-tu qu'une fois revenus à Lenzasen, tu me permettras de t'inviter à danser au Dancing Club ? 

    - Ha ha ha. Essaies toujours, Gunther, essaies. 

    Jour 6

    La soirée passa ainsi tranquillement, entre danse, bavardage et siroter quelque de jus de fruits. 

    De retour sur leur terrain, Macha enlaça impulsivement Gunther.

    Jour 6

    - Merci, Gunther. J'ai passé une très bonne soirée. Je crois que j'avais plus besoin de me détendre et de m'amuser que je ne le pensais.

    Gunther resserra un instant son étreinte contre le corps doux et chaud de Macha, savourant ce moment. Il savait que cela ne durerait guère et il en profitait donc.

    Jour 6

    - Ravi de t'avoir fait plaisir, Macha. Je suis toujours là pour toi, tu le sais. 

    - Oui Gunther, je le sais..

    Une dernière étreinte légère et il était temps d'aller dormir...  

    ---------------------------

    Emplois :

    Gunther : 17 - Géologue - 1 jour

    Macha : suite à événement 22 réussi : carrière Agent secret - 1 jour (travail lundi).

    Chance : 21 - Allocations Familiales. Comme il n'y a pas de bébé dans le foyer, il n'y a rien à gagner. C'est ballot !

    Budget du foyer : 88 simflouzes


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  • Jeudi

    Un nouveau matin s'est levé sur le monde chaud et désertique d'Oasis Springs. Gunther s'est remis une nouvelle fois à la tâche devant son ordinateur. 3 jours qu'il est dessus cet article. Il espère arriver enfin à le poster ce soir. Trop de nervosité, trop de stress ? Cela fait trois fois qu'il le réécrit. Cette fois-ci, cela sera la bonne !

    JOUR 5

    Macha quand à elle, s'est mise au jogging ce matin car il faut qu'elle décompresse. Elle n'a pas réussi à trouver un travail à l'agence d'intérim. Ou alors, si, mais c'était une proposition complètement indécente. Non, mais, il l'avait bien regardé ?!!! Alors, un pas après l'autre, elle chassait sa déconvenue tout en tentant d'oublier tout ce qu'elle aurait pu faire avec cet argent... Adieu le grand lit confortable, le frigo, la table, le canapé... 

    JOUR 5

    Et puis, alors qu'elle s'installait pour manger à l'agence, elle eut un appel qui la mit en joie. Catarina ! Cela faisait plusieurs fois qu'elles s'appelaient. 

    - Coucou ma jolie ! Je ne te dérange pas ? 

    - Ho, non Catarina, bien sûr que non. Je suis contente de t'entendre.

    - J'aimerai que l'on revienne sur notre discussion de la dernière fois. Pourras-tu venir chez moi ce soir ?

    - Ho... heu.. Je... 

    - Macha... 

    - Je vais faire mon maximum pour venir.

    - Tu ne le regretteras pas, je t'assure. 

    JOUR 5

    Et sur ces dernières paroles, Catarina raccrocha. 

    Pendant qu'elle mangeait sa salade, Macha était sur un petit nuage. Catarina, Catarina. Depuis qu'elle la connaissait, Macha se sentait mieux et plus détendue. Elle n'arrivait même plus à en vouloir à Gunther. Elle avait une façon de la regarder qui la troublait fortement. Jamais une femme ne l'avait regardé comme cela. Et ce petit jeu, malgré qu'elle s'en cachait, l'excitait au plus haut point. 

    JOUR 5

    Pour calmer ses pensées qui commençaient à devenir un poil trop gênantes même pour elle, Macha se mit à tailler furieusement le bonsaï, qui n'avait rien demandé,  présent dans la cour de l'agence.

    JOUR 5

    Et pendant ce temps-là, loin de se douter des pensées tendancieuses qui traversaient celle qui était l'amour de sa vie, Gunther mangeait tranquillement, heureux d'avoir bientôt fini son travail et rêvait à ce qu'il pourrait acheter pour plaire à Macha. 

    JOUR 5

    Le soir venu, Gunther, le devoir accompli, posta enfin son article. 

    JOUR 5

    Il retrouva Macha comme d'habitude sur le lit de camp et ils discutèrent de leurs journées. 

    - Allons, Macha, je suis sûr que demain tu trouveras un autre travail. Au pire, tu peux toujours collecter des cristaux et autres métaux. Apparemment, il y a une vente de  tout cela le dimanche.

    - Ah ? Oui, je pourrais faire cela en effet si je ne trouve pas un travail décent.

    - Dis-moi.... Si on a assez d'argent demain soir, que dirais-tu de passer un petit moment au bar qui n'est pas loin ? Cela nous ferait du bien à tous les deux non ? 

    - Eh bien... Je vais y réfléchir.. Mais pourquoi pas Gunther. Bonne nuit. 

    JOUR 5

    C'était une réponse diplomate , qui n'engageait pas à grand chose. Elle n'en avait pas trop envie mais elle verrait bien demain ce qu'elle ferait. Chacun se glissa dans son lit, et puis quand elle fut sûre qu'il dormait, elle renvoya un SMS à Catarina, qui lui répondit aussitôt. Elle pouvait tout de suite venir chez elle. Macha s'empressa donc.

    JOUR 5

    Le chemin n"était pas trop long et une fois arrivée devant la maison de Catarina, Macha souffla longuement. Elle avait l'impression d'être une midinette qui rencontrait son premier béguin. Pourtant, elle avait eu quelques aventures avec des hommes durant sa longue vie. Mais jamais avec des femmes, non jamais. 

    Les deux femmes se retrouvèrent bien vite sur le canapé à discuter de tout et de rien, s'esclaffant à des plaisanteries un peu idiotes mais qui les faisaient bien rires.

    JOUR 5

    Et puis Catarina eut ce regard qui troublait tant Macha.

    JOUR 5

    - Qu'est-ce que tu es belle, Macha. J'ai jamais encore rencontré une femme comme toi.

    - Ho.. heu, tu me gênes un peu Catarina.

    - Allons, on ne t'a jamais dit que tu étais belle ?

    - Pas par une femme, non ... 

    - Cela te trouble ? 

    - Oui, beaucoup.. 

    Macha se leva, sentant ses joues brûler d'embarras. Catarina se leva à son tour et frôla de sa main la hanche de la jeune femme.

    - Macha... Tu me plais... J'ai envie de passer un peu plus de temps avec toi... Et je vois que cela n'a pas l'air de te déplaire.. 

    - Ho Catarina !

    Macha n'y tint plus et embrassa fiévreusement les mains de sa rousse tentatrice. Elle cédait. Elle cédait à ce désir qui la tenaillait, à ce désir qu'elle n'aurait jamais pensé connaître. Dans leur monde d'origine, Macha ne se serait jamais laissé aller ainsi. Mais là, elle était quelque peu épuisée nerveusement et elle avait envie de se lâcher un peu la bride, de laisser faire, de voir et de ressentir.. 

    JOUR 5

    Le reste se passa sans un mot échangé mais fiévreuse et chaude fut la nuit pour les deux jeunes femmes. 

    JOUR 5

     

    JOUR 5

    JOUR 5

    Catarina fut enchantée de sa nuit d'amour avec sa belle brune. Et Macha se découvrit une nature bien plus sensuelle qu'elle ne le pensait. 

    Et au cœur de la nuit, elle revint discrètement s'endormir à côté de Gunther. Elle eut quand même un petit pincement au cœur pour son vieil ami. Mais envers lui, elle ne pouvait pas se livrer comme elle l'avait fait avec Catarina... 

    JOUR 5

    -------------------------

    Emplois : 

    Gunther : 21 - Auteur freelance - 3eme jour

    Macha : 29 - Cambrioleur - REFUSEE

     

    Evènement :

    22 -  Woohoo ! REUSSI : donne droit à un jour dans la carrière agent secret.

     

    Fond du foyer : 77 simflouzes. (pas d'argent perçu ce jour-ci). 

     

     

     


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  • Du côté de Cillian

     Cillian s'ennuie. L'adolescence le rend complètement apathique et morose..

    La famille Mac Ewett réussit son pari - fin du challenge

    Pour remédier à cela, Jamie décide de l'emmener au Festival de l'Amour qui vient d'ouvrir ses portes à San Myshuno. Celle sera l'occasion pour lui d'avoir une bonne ambiance pour peindre... 

    La famille Mac Ewett réussit son pari - fin du challenge

    ... Et pour Cillian de draguer... Ben oui, quoi ? Un beau brin de garçon comme cela, cela serait une insulte qui reste célibataire he. Il commence d'abord par une jolie brunette, qui n'est pas insensible à ses avances.. 

    La famille Mac Ewett réussit son pari - fin du challenge

    Et puis une autre jeune fille... Ah non ! ... Tant pis, on ne peut pas gagner à tous les coups. Ohlàlà, la tête ! Tu n'aimes pas qu'on te dise, non hein ? ^^

    La famille Mac Ewett réussit son pari - fin du challenge

    Oh, la jolie blonde ! Vite, vite son numéro se dit Cillian.. 

    La famille Mac Ewett réussit son pari - fin du challenge

    .... avant de s'effondrer par terre. C'est bien beau tout cela, mais il faudrait peut-être dormir un peu.. 

    La famille Mac Ewett réussit son pari - fin du challenge

    Mais revenu à la maison, l'adolescent est tout content. Il a quand le même le numéro de deux jolies filles. Alors, laquelle va t'il choisir ? La quelle le choisira ? 

    La famille Mac Ewett réussit son pari - fin du challenge

    Même si il a beaucoup apprécié la jeune brunette et qu'il a passé du bon temps avec elle, Cillian n'a pas trouvé plus d'affinités avec elle. 

    La famille Mac Ewett réussit son pari - fin du challenge

    Non, c'est la blondinette, Rieko Yamaguchi qui emporta son cœur et qui devint sa petite amie officielle. 

    La famille Mac Ewett réussit son pari - fin du challenge

    Voilà, ce qu'il y avait à dire sur Cillian Mac Ewett....

    Ah, non, j'allais oublier. Il a également rencontré sa soeur adoptive. Comme il est heureux dites donc ! Mais cela j'en parle dans la troisième partie. wink2

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    Le couple Aedan-Anvi

    Anvi est contente que ses jumeaux deviennent bambins car elle en avait assez de leurs pleurs de bébés... Pour se rendre compte que finalement le changement n'est pas si bénéfique que cela... Et cela demande beaucoup plus de boulots qu'elle ne le pensait... 

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    Voici donc la bouille de nos deux compères : Gwendal en premier, Maël en second. 

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    Deux frères jumeaux différents mais inséparables. 

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    Et dans le rayon des mauvaises nouvelles, Anvi en a digéré une autre bien plus désagréable... 

     Anvi est amoureuse d'Aedan. Et pour concrétiser son amour, elle décide de lui demander sa main. Anvi aime beaucoup l’officialisation des choses, les rites et les coutumes. 

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    Malheureusement, ce n'est pas le cas d'Aedan qui est plutôt un électron libre. Il refuse donc sa demande en mariage. 

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    Mais il l'a rattrape aussitôt en lui disant que cela n'empêche en rien son amour, qu'il n'a pas besoin d'un anneau pour se décider de la chérir et de l'aimer jusqu'à la fin de ses jours.

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    Et quoi de mieux qu'une réconciliation au lit ? sarcastic

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    Malgré tout, Anvi se sent un peu délaissée et décide de se remettre au sport, histoire de se donner une motivation supplémentaire. 

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    Le temps passe malgré tout. Et il est maintenant temps de faire souffler les bougies à Gwendal et Maël... ainsi qu'à Aedan. Oui, monsieur bascule dans la quarantaine !

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     Voici donc les bouilles enfantines de Gwendal et Maël. Je les trouve vraiment mignons ces deux-là !

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    Et Anvi a également décidé de prendre une activité professionnelle car elle en avait assez d'être à la maison. Elle est donc devenue jardinière. Avec une nouvelle coupe pour souligner ce changement. 

     

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    Les amoureux éternels : Jamie et Ulrike

     Ces deux-là sont toujours amoureux, cela on ne peut pas le nier. Même la mort ne peut pas les séparer.

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    Mais il y a une chose que regrette Ulrike, c'est de ne pas avoir pu faire d'autres enfants avec Jamie. Et après en avoir discuté avec son amoureux, ils décident donc d'adopter une petite fille, une petite Charlotte.

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    Charlotte est très gentille, créative, 

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    Elle s'est même trouvé un grand frère pour regarder les étoiles. (oui, Cillian est heureux maintenant d'avoir une petite soeur.^^),

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    rigole aux vannes un peu pourries de son papa,

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    Et fait ses devoirs avec application supervisée par sa maman-fantôme. 

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    Mais par contre quand elle fait des bêtises, ce sont de GROSSES bêtises. Tel qu'avoir joué trop près du feu.... (j'avoue, j'ai eu peur qu'elle n'y passe car personne n'a réagit avant un bon moment...).

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    Mais heureusement, Super-Tonton assure !

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    Ah ben oui ! Cela laisse des effets indésirables ce feu de cheminée !

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    Et Jamie me direz-vous ? Jamie a pris un petit remontant, histoire d'avoir un petit coup de jeune pour mener sa tâche à bien. 

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    Il a terminé sa compétence peinture.

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    Puis est arrivé au niveau 9 de sa carrière.

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    Et enfin au niveau 10 ! Victoire !!! Nous avons débloqués la dernière pièce ! 

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    Voilà, ce challenge est donc officiellement terminé ! Ouf ! Au bout de 2 générations, on en voit enfin le bout. Mais je suis bien contente de l'avoir fait . Elle m'a permis d'avoir des sims très attachants :). 

    Je vous montre la dernière pièce débloquée toute redécorée pour Anvi et son établi de fleuriste. 

    La famille Mac Ewett réussit son pari - fin du challenge

    Je vais redécorer la maison et je vous en montrerai des photos. Ne vous attendez pas à quelque chose de spectaculaire car ce n'est pas trop ma tasse de thé. Je ne changerai pas la façade extérieure car je trouve qu'elle se fond très bien dans la ville. Mais cela sera dans quelque temps. Là, j'ai envie de faire un peu autre chose et de retrouver d'autres parties. wink2

    Je vous partage quelques images :

    La maison sous la neige :

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    Les enfants qui font un bonhomme de neige : 

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    Et Cillian qui a changé de look à la veille de son passage jeune adulte.

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    Ainsi que sa petite amie, Rieko Yamaguchi. Ils seront respectivement explorateur et archéologues. 

    La famille Mac Ewett réussit son pari - fin du challenge

    Je vous partagerai également quelques images de vie de tout ce petit monde avec la maison redécorée. 

    J'espère en tout cas que vous avez passer un bon moment à lire ce challenge et je vous donne rendez-vous pour d'autres aventures happy.


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  • Le même jour, l’après-midi.

    Lucrèce attendait en dessous de l’horloge du Centre-ville de Lenzasen, un peu anxieuse et nerveuse. C’était à cet endroit qu’elle avait donné rendez-vous à Aurèle, une fois qu’il aurait fini de déclarer la naissance de Don à la mairie. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Au téléphone, il lui avait paru enjoué, pas spécialement contrarié, ni même…surpris. Mais maintenant qu’il était arrivé ici, la ville n’allait peut-être pas lui plaire. Et puis, comme ce matin, après le départ de sa marraine, elle se demandait si c’était vraiment une bonne idée de se lier avec lui. D’ailleurs, est-ce que lui avait envie de se lier avec elle ? Quelles affinités avaient-ils ensemble ? Elle était en plein doute et les pensées tournaient en boucle dans sa tête.

    Elle aurait bien aimé en parler avec Véra. Mais Lucrèce n’oubliait pas non plus la situation de son amie. Cela aurait été indélicat de sa part de lui faire part des ses doutes, alors que elle, elle n’avait pas eu le choix quant à son union. 

    Et puis, elle le vit soudain arriver vers elle, avec toujours ce léger sourire au coin des lèvres. Il avait légèrement changé : sa longue tignasse brune avait fait place à une coupe courte et  il avait maintenant une mâchoire imberbe et non plus son côté mal rasé. Ses vêtements aussi avaient changé. Aurèle avait troqué son éternel jean et tee-shirt contre une chemise et un pantalon classique. Ce n’était pas pour déplaire à Lucrèce. Elle le trouvait ainsi plus vieux et plus mâture.

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

     

    Mais quand il arriva plus près d’elle, elle s’aperçut alors qu’il n’était pas à son aise. Il avait la démarche raide et de temps en temps, il passait un doigt dans le col de sa chemise. Cela la réconforta un peu. Lui aussi devait douter. 

    Enfin, il s’arrêta devant elle et Lucrèce replongea avec délice dans ses grands et beaux yeux verts. 

    - Bella ! Me voici ! 

    Il lui adressa son plus beau sourire et elle sentit une petite contraction familière au creux de son ventre. Elle se morigéna. Allons, ce n’était pas le moment de penser à la bagatelle. 

    - Bonjour Aurèle. Tout s’est bien passé à la mairie ? 

    - Oui. Pas de problème… Hmm, j’ai rajouté le prénom de mon père après le tien. Cela donne Donatello Armand Ernesto Lothario. J’espère que cela ne te dérange pas.

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    - Ho ! Non ! Non, bien sûr…. Heu… 

    Lucrèce ne savait plus comment renouer la conversation avec Aurèle. Que c’était délicat ! Alors que l’été dernier, tout était si simple. La jeune femme enfonça un instant ses mains dans les poches de son jean en serrant les poings puis se reprit. Aurèle, lui, regardait les alentours, curieux et fasciné par la ville qu’il avait sous les yeux. Puis il reporta son attention sur Lucrèce avec un air interrogatif. 

    - Dis donc, c’est grand ici. Je ne pensais pas que c’était comme cela. Je m’attendais plus à un gros bourg. Mais toute la ville est aux Enfants de Gaïa ? 

    - Hmmm… Non, pas tout. Mais la ville a une majorité d’Enfants et les autres sont des sympathisants. Je pourrai t’expliquer si tu veux… Avant, j’aurais quelque chose à te montrer, si tu le veux bien ? 

    - Oui, bien sûr. 

    - Et ensuite on ira voir Don… Ton fils.

    - Ah ! Ah, oui, oui, bien sûr… 

    Aurèle semblait avoir oublié un instant ce pourquoi il était là. Mais il se reprit rapidement. Et il suivit Lucrèce qui d’un signe de tête lui indiqua le chemin. Un pâté de maison plus loin, ils étaient arrivés à l’endroit que la jeune femme voulait lui faire voir. Elle s’était arrêtée devant une grande maison à colombage, plutôt cossue et bourgeoise. Une maison où on sentait que bien des générations avaient vécu entre ses murs.

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Aurèle jeta un regard interrogatif à Lucrèce. Elle eut un sourire nostalgique.

    - Tu te trouves devant la maison qui fut celle de mes parents… Et qui va devenir la nôtre.

    - C’est… grand ! Mais tu n’habites pas chez ton parrain, normalement ?

    - Si. Mais maintenant que j’ai un enfant a élevé… et heu… que je vais avoir une vie maritale… Enfin, si tu es toujours d’accord Aurèle pour partager ma vie ? 

    - Oui… Oui ! Je sais prendre mes responsabilités. Ne t’inquiète pas, Lucrèce. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Lucrèce ne put s’empêcher de grimacer intérieurement. On en était donc arrivé là ? Plus de petits mots doux, de gestes tendres et de caresses ? Une « responsabilité », elle n’était que cela pour lui maintenant ? Cela commençait bien tout cela. La jeune femme inspira un grand coup, repoussant à l’arrière-plan de sa pensée la rancœur qui menaçait de l’étreindre. 

    - Ho, je ne m’inquiètes pas… Donc, je disais que nous allons habiter ici, une fois que tu seras définitivement installé à Lenzasen. Gunther commence à vieillir. Il n’a pas besoin d’être dérangé par plein de bruits. Car il a besoin de calme pour son travail. C’est notre Archiviste des Convents.

    - Ah  bon ? A Padoue, c’est Vésuvio qui devait s’occuper de tout cela je crois. Enfin, je ne m’en suis guère occupé. 

    - Pourtant c’est important de garder une mémoire, une trace de ce qui s’est passé. Une trace de ce que nous sommes.

    - Mmmouais… Si tu le dis… Padoue n’est pas au même rang que Lenzasen là-dessus. Nous ne sommes qu’un Convent moribond et nous essayons de survivre tant bien que mal. Et de toute façon, qu’y a-t-il à raconter vu le peu de membres que nous sommes et que c’est maintenant la fin du Convent ? 

    - Hmmm, il y a toujours quelque chose à raconter…. Enfin, veux-tu entrer dans la maison ? 

    - Si tu veux. 

    Le jeune homme haussa les épaules, l’air indifférent et Lucrèce fit de nouveau la moue. Mais elle s’attendait à quoi ? Il n’allait pas lui sauter au cou non plus. N’empêche qu’elle s’était quand même attendue à un peu plus d’enthousiasme de sa part. 

    Elle se tourna vers la porte et fit glisser la clé dans la serrure et ouvrit. Elle poussa un bref soupir et se força à pénétré dans la demeure.

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

     

    Douze ans qu’elle n’avait pas remis les pieds ici. Depuis la mort de ses parents. Et pourtant, elle passait devant tous les jours. Maintenant il allait falloir y vivre.

    Lucrèce resta un instant les yeux fermés puis les rouvrit. Elle eut un mouvement de surprise. Tout était propre. Pas de traces d’araignées, pas de poussière ni de tapisserie déchirée. Quelqu’un venait donc faire le ménage. Mais qui ? Et elle sut tout de suite. Viviane. Viviane sa marraine. Mais elle avait été aussi la meilleure amie, la confidente d’Anna, sa maman. Elle eut une pensée de gratitude pour Viviane. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Elle jeta un regard en biais à Aurèle qui observait la pièce avec de grands yeux émerveillés. 

    - Eh bien ! C’est cossu ici ! En tout cas, elle a l’air bien ancienne cette maison, non ? 

    - Oui, en effet. Elle a appartenu à ma mère et avant cela à mes grands-parents. Je crois qu’on peut remonter au moins jusqu’à quatre génération avant ma mère. C’est la demeure maternelle des Wolf, une lignée presque aussi vieille que celle de ma marraine… Pardon, je t’ennuie avec tous ces détails. Viens, je vais te faire voir mes parents. 

    D’un signe de tête, Lucrèce l’emmena dans le salon familial. Tout était bien rangé, sans la moindre poussière ni désordre, comme si la pièce attendait en retenant sa respiration que les maîtres des lieux reviennent. La jeune fille s’arrêta devant le canapé où au-dessus trônait le portrait d’un homme et d’une femme, tous deux bruns et jeunes, le regard résolu. Aurèle jeta un bref coup d’œil à la photo puis à Lucrèce puis reporta de nouveau son regard sur le portrait. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    - Voici donc mes parents, Armand et Anna Steiner. Cette photographie a été prise quelques mois avant qu’ils ne s’envolent pour l’Afrique… C’est tout ce qu’il me reste d’eux. 

    - Ils avaient l’air d’être des personnes bien agréables et sympathiques. 

    - Je suppose. Je n’avais que cinq ans quand ils sont morts. Je n’ai guère de souvenir d’eux, à part quelques flashes. C’est un peu un crève-cœur, mais c’est ainsi. 

    - En tout cas tu leur ressemble beaucoup. Ils étaient vétérinaires tous les deux ? 

    - Oui. C’était assez facile car leurs affinités étaient en lien avec les animaux. Ce métier leur allait donc parfaitement. La lignée des Wolf et des Steiner est réputée pour ses éleveurs et dresseurs d’animaux. Si je me souviens bien, je crois même qu'au Moyen-âge, un de nos ancêtres était Maître Fauconnier pour un seigneur des environs. Cette affinité particulière remonte donc à très loin…  Et ,moi aussi, je vais devenir vétérinaire.

    -… Heu, pardon ? 

    Aurèle haussa un sourcil perplexe. Le jeune homme n’avait jamais pensé que Lucrèce poursuivrait ses études après la naissance de leur fils. Pour lui, cela allait de soi qu’elle allait rester à la maison et s’occuper de Don. Mais devant l’air de défi que lui lançait Lucrèce, il comprit que cela ne se passerait pas comme cela. 

    - Assieds-toi donc. Je vais t’expliquer. 

    Ainsi fut fait. 

    - Le mois prochain je passe le concours d'admission pour l'école vétérinaire de Strasbourg. Si je le réussis, en septembre , j'entrerais donc dans cette école. Pour suivre des études qui vont durer au minimum 4 ans. 

    - Mais... Et Don ? Qui va s'en occuper ? 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    - Eh bien... Toi ? Tu as bien dis que tu venais t'installer ici, non ? 

    - Mais... heu... Je ne sais pas m'occuper d'un enfant, c'est plutôt aux mè...

    - STOP ! Je t'arrêtes tout de suite. Don est également ton fils. Tu peux t'en occuper. Ce n'est pas parce que je suis sa mère que j'ai été livrée avec le mode d'emploi. Je n'en sais pas plus que toi sur la façon de s'occuper d'un bébé. 

    - Mais... Lucrèce...

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    - Je ne renoncerais pas à ce métier, Aurèle. Et même si je ne réussis pas à entrer dans cette école.  je ferais autre chose, en lien avec les animaux. J'en ai besoin, c'est dans mes veines, dans mon sang. Tu comprends ?

    - Je... 

    Aurèle se mordit la lèvre et retint des paroles qu'il savait, fâcheraient Lucrèce. Ce n'était plus la jeune lycéenne toute douce qu'il avait connue l'été dernier, mais une femme déterminée. L'espace d'un instant elle lui rappela sa mère.  Sa mère qui avait toujours été résolue dans tout ce qu'elle faisait. Même de choisir sa propre mort. Il chassa aussitôt cette pensée de son esprit. Ce n'était vraiment pas le moment de penser à cela. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Il évalua rapidement les avantages et les inconvénients de la situation que lui présentait Lucrèce. Alors, certes, elle n'était pas aussi docile qu'il l'avait imaginé. Mais en contrepartie, il aurait un foyer et de nouvelles perspectives d'avenir. Et surtout, il trouverait enfin une quiétude d'esprit qu'il n'avait plus depuis longtemps à Padoue. Tout cela valait bien quelques sacrifices, tel que son union avec Lucrèce. Il savait qu'il n'avait pas vraiment de sentiments pour elle. Mais il savait également qu'entre eux deux, il y avait une forte attirance physique. Cela ne pouvait que faciliter leur vie de couple. 

    - Je... Oui, je comprends Lucrèce. Je vais tout faire pour être un bon mari et.. un bon père pour Don.

    - Ho, Aurèle ! Merci !

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Lucrèce se leva et le serra entre ses bras. Le jeune homme sentit aussitôt une pointe de désir l'envahir. Il enfouit son nez dans ses cheveux, respirant la douce odeur qui lui rappelait tellement de soirées câlines de l'été dernier. Lucrèce se dégagea, un sourire mutin sur le visage. 

    - Au fait, Macha Goetz, notre Grande-Maître, veut que nous ayons également une fille.

    - Heu... Cela peut peut-être attendre un peu, non ?

    Pour toute réponse, Lucrèce eut un rire en cascade. 

    - Ah, c'est clair. Je viens tout juste d'accoucher. Je n'ai vraiment pas envie de remettre cela tout de suite.... Bon, est-ce que tu veux visiter le reste de la maison ou est-ce que tu veux aller voir Don ? 

    -... Je n'ai pas beaucoup de temps, Lucrèce. Il faut que je repartes en Italie ce soir. Non, je préfère aller voir Don. J'aurais tout le temps de mieux connaître la maison une fois installé ici. 

    Lucrèce hocha la tête. Elle jeta un dernier regard à la pièce, un peu plus sereine qu'à l'arrivée et un léger sourire naquit sur ses lèvres. La maison allait de nouveau être habitée et bientôt des rires et des pas d'enfants y résonneraient. 

    Dès qu'il vit Don, Aurèle fut sous le charme et se retrouva gaga de son fils. De plus, il retrouvait dans le regard de son enfant le regard de sa mère. C'était un cadeau on ne peut plus précieux pour lui. Il fit un dernier câlin à Don puis il se retourna vers Lucrèce et Gunther, qui se tenait en retrait. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    - Lucrèce... Je vais y aller. Je vais avoir pas mal de démarches à faire avec mon père avant de venir m'installer ici, mais je pense que nous pourrons être là mi-juillet. 

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Lucrèce hocha la tête, hésita un instant puis l'enlaça. Mais ils ne s'embrassèrent pas sur les lèvres. Leur relation avait du mal à redémarrer, ou du moins, à prendre une nouvelle tournure. La jeune femme espérait que le temps faciliterait les choses.

    Gunther serra la main du jeune homme en le regardant droit dans les yeux.

    - Ne t'inquiètes pas pour ton avenir, Aurèle. Tu vas être bien accueilli ici. Toi et ton père vous pourrez travailler dans les vergers de notre communauté. J'en ai parlé à Viviane qui dirige notre exploitation agricole.

    - Ho ! ... Heu, merci à vous.

    Un dernier regard, un dernier au revoir et il était parti. Lucrèce vint s'asseoir dans le canapé, un peu décontenancée malgré tout par son avenir. Gunther vint la rejoindre et lui sourit gentiment.

    - Lucrèce, tu sais que tu peux toujours changer d'avis. Rien ne t'oblige à t'unir à ce jeune homme.

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates

    Elle regarda un instant son parrain sans rien dire puis secoua la tête.

    - Non. Cela va aller, Gunther, ne t'inquiètes pas.

    Mais au fond d'elle, il y avait toujours cette pensée tenace qui lui disait qu'elle faisait la plus grosse erreur de sa vie. 

     

    Chapitre 6 : Retrouvailles délicates


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